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0050 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 50 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000219
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رجالاً ونساءً فاخذوا رَمادها ورَجعوا انّه من تجَّر به أمن ڢى تلك
السَّنة من شَر كَفتار٤

حكاية بعث الىَّ السلطان يوماً وانا عنده بالحضرة فدخلت
عليه وهو ڢى خلوة وعنده بعض خواصِّه ورجلان من هٰولاء
الجوكية وهم يلتحفون بالملاحف وبغطون رؤسهم لانّهم يتنفونها
بالرَّماد كما يمتنف النَّاس آباطهم فامرنى بالجلوس فجلست وقال
لهما انَّ هٰذا العزيزَ من بلاد بعيدة فأرياه ما لم يرَه فقالا نعم
فتربَّع احدهما ثمَّ ارتفع عن الارض حتَّى صار ڢى الهواء فوقنا
متربِّعاً فعجبت منه وادركنى الوَهم فسقطت الى الارض فامر

manda de la brûler toute vive. Les habitants de la ville,
hommes et femmes, accoururent et ramassèrent ses cendres,
car ces gens-là prétendent que quiconque fait avec cela des
fumigations est en sûreté contre les enchantements des caf-
târs pour toute la durée de l'année.

ANECDOTE.

Le sultan m'envoya chercher un certain jour, pendant
que je résidais près de lui, dans sa capitale. Je me rendis
en sa présence et le trouvai dans un cabinet, ayant avec
lui plusieurs de ses familiers et deux de ces djoguis. Ces
gens s'enveloppent dans des manteaux et couvrent leur
tête, parce qu'ils la dépouillent de ses cheveux avec des
cendres, de la même manière que les autres hommes em-
ploient pour s'épiler sous les aisselles. Le sultan m'ordonna de
m'asseoir, ce que je fis, et il dit à ces deux individus : « Cet
étranger (litt. cet homme illustre) est d'un pays éloigné; mon-
trez-lui donc ce qu'il n'a jamais vu. — Oui, » répondirent-
ils, et l'un d'eux s'accroupit; puis il s'éleva de terre, de sorte
qu'il resta en l'air au-dessus de nous, dans la posture d'un
homme accroupi. Je fus étonné de cela, la crainte me saisit