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0155 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 155 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000219
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مِنها ثِيابَ حرير وحُلِيًّا فيـه جوهر وحلى فاعطانى ذلك وقال
لى لو بعثتـه لك مع الجارية لقالت هو مالى جئت به من دار
مولاى والآنَ هو مالك فأعطه اياها فدعـوتُ له وشكرتـه وكان
اهلًا للشكر رحمه الله،

ذكر تغيُّره وما اردتـه من الخروج ومقـاى بعد ذلك وكان
الوزير سليمان مانايك قد بعث الىَّ ان اتزوج بنته فبعثتُ الى
الوزير جمال الدين مستأذنًا فى ذلك فعاد الىَّ الرسول وقال
لم يُجِيئُه ذلك وهو يحبُّ انْ يُزوِّجك بنته اذا انقضت عدَّتها
فابيت انا ذلك وخفتُ من شومها لانَّـه مات تحتها زوجان
قبل الدخول واصابتنى اثنـاءَ ذلك حُمَّى مرضت بها ولا بدَّ

il tira des étoffes de soie et une boîte contenant des perles
et des bijoux. Le vizir m'en fit cadeau, en ajoutant : « Si je
t'avais expédié cela avec la jeune esclave, elle aurait dit :
« Ceci est ma propriété, je l'ai apporté de la maison de mon
« maître. » Maintenant que ces objets t'appartiennent, fais-lui-
en présent. » J'adressai à Dieu des prières pour le ministre
et rendis à celui-ci les actions de grâce dont il était digne.

DU CHANGEMENT DE DISPOSITIONS DU VIZIR, DU PROJET QUE JE FORMAI
DE PARTIR ET DU SÉJOUR QUE JE FIS ENSUITE AUX MALDIVES.

Le vizir Souléîmân le mânâyec m'avait fait proposer d'épou-
ser sa fille. J'envoyai donc demander au vizir Djémâl eddin
la permission de conclure ce mariage. Mon messager revint
me trouver et me dit : « Cela ne lui plaît pas, il désire te ma-
rier à sa fille, lorsque le terme légal du veuvage de celle-ci sera
écoulé. » Je refusai de consentir à cette union, craignant la
fâcheuse influence attachée à la fille du grand vizir, puisque
deux époux étaient déjà morts près d'elle, avant d'avoir con-
sommé le mariage. Sur ces entrefaites, une fièvre me saisit
et j'en fus fort malade. Il faut absolument que toute per-