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0168 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 168 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000219
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فقلت لا وكان قصده ان اتكلَّم في شان السرِّية والغلام اذ كانت
عادتي ان لا تقع قضية الَّا حكمت فيها فلما وقع التغيُّر والوحشة
قصَّرت في ذلك فانصرفت الى داري بعد ذلك وجلست بموضع
الاحكام فاذا ببعض الوزرآء فقال لى الوزيـريـقـول لك انَّه وقـع
المارجة كمبت وكيبت لقضية السرية والغلام فاحكم فيـهـما
بالشرع فقلت له هذه قضية لا ينبغي انْ يكون الحكم فيـها الَّا
بدار السلطان فعُدت اليها واجتمع الناس واحضرت السَّرية
والغلام فامرت بضربيهما للخلوة واطلقت سراح المراة وحبست
الغلام وانصرفت الى داري فبعث الوزير الَّتي جماعة من كبرآء ناسد

der si tu as quelque besoin. — Non, » répondis-je. Le des-
sein du ministre était que je parlasse de l'affaire de la
concubine et de l'esclave; car c'était mon habitude qu'il ne
se présentât aucune cause sans que je la jugeasse. Mais
comme j'éprouvais contre lui du mécontentement et de la
haine, je négligeai d'agir ainsi. Je m'en retournai ensuite à
ma maison, et m'assis dans l'endroit où je rendais mes sen-
tences. Aussitôt arrive un vizir, qui me dit, de la part du
grand vizir : « Hier il est advenu telle et telle chose, à cause
de l'affaire de la concubine et de l'esclave; juge-les tous
deux conformément à la loi. » Je répondis : « C'est une cause
sur laquelle il ne convient pas de rendre un jugement, si
ce n'est dans le palais du sultan. » J'y retournai donc, le
peuple se rassembla, et l'on fit comparaître la concubine et
l'esclave. J'ordonnai de les frapper tous deux à cause de
leur tête-à-tête; je prononçai la mise en liberté de la femme
et je retins en prison l'esclave, après quoi je m'en retournai
à ma maison.
Le vizir me dépêcha plusieurs de ses principaux servi-