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0213 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 213 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000219
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مرض مات من ثانى يوم مرضه او ثالثه وإن ابطأ موته فإلى
الرابع فكنت لا ارى اذا خرجت لا آلا مريضًا او ميتًا واشتريت
بها جارية على انّها صحيحة فماتت في يوم آخر ولقد جآءت
الىّ في بعض الايام امراة كان زوجها من وزرآء السلطان احسن
شاه ومعها ابن لها سنّه ثمانية اعوام نبيل كيّس فطن
فشكت ضعف حالها فاعطيتهما نفقة وها صحيحان سويّان فلمّا
كان من الغد جآءت تطلب لولدها المذكور كفنًا واذا
به قد توفى من حينه وكنت ارى بمشور السلطان حين مات
المُبيّن من الخَدَم الذى أُنى بهنّ لدقّ الارز المعمول منه الطعام
لغبر السلطان وهنّ مريضات قد طرحن انفسهنّ في الشمس

étaient atteints succombaient dès le second ou le troi-
sième jour. Si leur trépas était retardé, ce n'était que jus-
qu'au quatrième jour. Quand je sortais, je ne voyais que
malades ou morts. J'achetai en cette ville une jeune es-
clave, sur l'assurance qu'on me donna qu'elle était saine;
mais elle mourut le lendemain. Un certain jour une femme,
dont le mari avait été au nombre des vizirs du sultan Ahçan
Châh, vint me trouver, avec son fils âgé de huit ans, et qui
était un enfant plein d'esprit, de finesse et d'intelligence.
Elle se plaignit de son indigence, et je lui donnai, ainsi qu'à
son fils, une somme d'argent. Tous deux étaient sains et
bien constitués; mais dès le lendemain la mère revint, de-
mandant pour son fils un linceul, car il était mort subite-
ment. Je voyais dans la salle d'audience du sultan, au mo-
ment de sa mort, des centaines de servantes qui avaient été
amenées afin de broyer le riz destiné à préparer de la nour-
riture pour d'autres personnes que le souverain; je voyais,
dis-je, ces femmes qui, étant malades, s'étaient jetées par
terre, exposées à l'ardeur du soleil.