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0422 Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4
Voyages d'Ibn Batoutah : vol.4 / Page 422 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000219
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السلطان وعليهم الثياب البيض وركب السلطان وعلى
راسه الطبلسان والسودان لا يلبسون الطبلسان إلّا في العـيد
ما عَدَى القاضي والخطيب والفـقـهـآء فانّهم يلبسونه في سائر
الايّام وكانوا يوم العيد بين يدى السلطان وهم يُهَلِّلون ويُكَبِّرون
وبين يديه العلامات للحُمُر من الحرير ونُصب عند المصلّى خَيْمَاء
فدخل السلطان اليها(1) واصلح من شانه ثمّ خرج الى المصلّى
فقُضِيت الصلاة والخُطبـة ثمّ نزل للخطيب وقعد بـين يدى
السلطان وتكلَّم بكلام كثير وهنالك رجل بيده رمح يُبَـيِّن
للناس بلسانهم كلام الخطيب وذلك وعظا وتذكير وثنـآء على
السلطان وتحريض على لُزوم طاعته وأدآء حقّه وتجلس السلطان

nage du château du sultan; ils étaient recouverts de beaux
habits blancs. Le sultan sortit à cheval, portant sur sa tête
le thaïlépân, ou sorte de chaperon. Les nègres ne font usage
de cette coiffure qu'à l'occasion des fêtes religieuses, excepté
pourtant le juge, le prédicateur, et les légistes qui la portent
constamment. Ces personnages précédaient le souverain le
jour de la fête, et ils disaient, ou fredonnaient: «Il n'y a
point d'autre Dieu qu'Allâh! Dieu est tout-puissant!» De-
vant le monarque se voyaient des drapeaux de soie rouge.
On avait dressé une tente près de l'oratoire, où le sultan
entra et se prépara pour la cérémonie; puis il se rendit à
l'oratoire; on fit la prière et l'on prononça le sermon. Le
prédicateur descendit de sa chaire, il s'assit devant le sou-
verain et parla longuement. Il y avait là un homme qui te-
nait une lance à la main et qui expliquait à l'assistance,
dans son langage, le discours du prédicateur. C'étaient des
admonitions, des avertissements, des éloges pour le souve-
rain, une invitation à lui obéir avec persévérance, et à obser-
ver le respect qui lui était dû.