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0187 Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2
Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2 / Page 187 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000254
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que les hommes qui vénèrent la véritable essence, prennent ici leur refuge en
un signe du doigt et en un clin d'œil ¹; que ceux qui admirent la Loi, à cause
de ceci, soient éclairés et comprennent. Que, par le moyen de ce faible effet
de notre sincérité, nous fournissions un avantage à nos concitoyens ; que les
religieux qui furent nos maîtres, que nos pères et mères et que nos ancêtres
de sept générations reviennent à l'essence véritable ; que ceux qui sont
actuellement en vie obtiennent le bonheur; que la prospérité de la dynastie
se prolonge éternellement; que tous les êtres doués de vie en bénéficient;
qu'ensemble ils passent au delà du fleuve de la mort et montent simultané-
ment sur l'autre rivage ².

Sous la grande dynastie Ts'i, la sixième année wou-ping, le rang de
l'année étant yi-wei, le sixième mois, le jour kia-chen (24 juin 575), cette
œuvre méritoire a été achevée.

Après cette inscription commencent les recettes médicales. J'en
donne ci-dessous une traduction partielle qui permettra au lecteur
de se rendre compte de leur nature; mais il m'a semblé qu'une
étude sérieuse de ce texte ne pouvait être entreprise que par une
personne plus compétente que moi en ce qui concerne la pharma-
copée des Chinois ; il m'a donc paru inutile de tenter une explication
intégrale, puisque aussi bien je ne pouvais identifier avec certitude
ni les maladies ni les remèdes ; aussi me suis-je borné à donner ici,
à titre de spécimen, un fragment de cette inscription dont le texte
à peu près complet est transcrit dans le Kin che ts'ouei pien
(chap. xxxv, pp. 3 b-5 b).

Wang Tch'ang (dans Kin che ts'ouei pien, xxxv, 6 a) signale des
analogies entre le texte médical gravé à Long-men, en 575, et les
recettes attribuées à Souen Sseu-miao 孫思邈 (✝ 682), qui sont gra-
vées sur trois dalles à Yao tcheou 耀州 (prov. de Chan-si). Je ne sais
pas bien a quel monument Wang Tch'ang fait allusion ; ce qui est
certain, c'est que Hong Yi-siuan, dans son P'ing tsin tou pei ki
(chap. III, p. 11 b) déclare n'avoir trouvé rien de commun entre notre
inscription de 575 et les écrits de Souen Sseu-miao, tant ceux qui
sont imprimés que ceux qui ont été gravés sur pierre en 1572 à Yao
tcheou ; nous pouvons d'ailleurs vérifier l'exactitude de cette asser-