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0265 Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2
Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2 / Page 265 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000254
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cations chronologiques que nous fournissent les inscriptions de
Long-men ; grâce à elles, en effet, nous datons avec rigueur plu-
sieurs des œuvres que nous avons sous les yeux ; nous distinguons
bien nettement entre celles qui appartiennent à l'époque des Wei
du Nord et celles qui sont de l'époque des T'ang ; nous pouvons
ainsi juger des styles autrement que par de simples impressions
subjectives et nous nous assurons une base vraiment scientifique.
Quand nous savons, par exemple, que les principales sculptures des
trois grottes M (fig. 321-323 et 325-330), S (fig. 340-346) et X (fig. 365-
394) ont été exécutées dans les premières années du sixième siècle,
ou que le grand Buddha et ses acolytes colossaux (fig. 351-353 et
355, 356) ont été sculptés de 672 à 675, nous pouvons mieux carac-
tériser deux moments de l'évolution esthétique en Chine.

Indépendamment des œuvres d'art auxquelles elles se rappor-
tent, les inscriptions de Long-men ont, prises en elles-mêmes, une
valeur considérable pour la calligraphie et la paléographie.

Les inscriptions des Wei du Nord sont tenues en haute estime
par les Chinois qui apprécient fort la manière dont étaient alors
tracés les caractères et qui paraissent reconnaître dans l'écriture de
cette époque les mêmes qualités de pureté et de netteté dont
témoigne au même moment l'art de la sculpture. Mais, en dehors
des dédicaces de Long-men, les inscriptions des Wei du Nord
sont peu nombreuses ; aussi est-ce en définitive à ces dédicaces
qu'on s'adressera pour étudier l'écriture des Wei ; nous avons vu
(pp. 520-521) qu'on avait dressé diverses listes pour signaler les
textes de Long-men considérés comme les plus remarquables et ce
sont des estampages plus ou moins complets de ces textes qu'on
découpe et qu'on colle dans des cahiers pour les mettre en vente
comme modèles d'écriture.

Pour l'époque des T'ang, les inscriptions abondent en Chine ;
mais, même en si nombreuse compagnie, les dédicaces de Long-
men tiennent encore une place fort honorable, car c'est parmi elles
qu'on trouve quelques-uns des types les plus appréciés de la calli-
graphie des T'ang. Quand il n'y aurait que la grande inscription de
641 (Estampage 2, fig. 656), elle nous aurait conservé le meilleur