National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0317 Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2
Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2 / Page 317 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000254
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

l'enceinte de fer ¹ n'ait plus de poussière, que le Sahalokadhâtu soit pur
comme le jade, que la conduite impériale soit glorieuse, que l'éclat universel
instruise le monde ; (ils souhaitent) que ceux qui leur ont été apparentés, tant
les morts que les vivants, et que même ceux qui sont nombreux comme les
grains de poussière ou de sable ², lors de la première récitation sous l'arbre
aux fleurs de dragon, s'élèvent tous à l'intelligence correcte. L'éloge en vers
est ainsi conçu :
Le corps de la Loi (Dharmakâya) n'a pas de forme ; la raison suprême ne
peut être exprimée par des mots. Si ce n'est ceux qui ont atteint à l'intelli-
gence, qui comprendrait les sûtras profonds ? On a fondu l'or pour représenter
l'aspect extérieur ; on a ciselé la pierre de prix pour imiter la personne surna-
turelle. On a gravé cette pierre pour signaler l'œuvre vertueuse qui a été accom-
plie et pour en agiter éternellement la belle renommée.
Érigé sous la grande dynastie Wei, la première année wou ting, le rang
de l'année étant kouei-hai, le septième mois dont le premier jour était le jour
ki-tch'eou, le vingt-septième jour qui était le jour yi-mao (11 août 543).

A droite et à gauche de l'inscription sont figurés deux par deux
quatre personnages, « au moment où ils servent le Buddha » 侍佛
時, c'est-à-dire dans l'attitude respectueuse qu'ils ont lorsqu'ils
viennent rendre hommage au Buddha. D'après les cartouches qui
les accompagnent (fig. 1730), le plus à droite est le « k'ai kouang
ming tchou (donateur qui a ouvert les yeux de la statue) Song K'iao-
wen » ; à côté de lui est « la matrone de la ville, l'épouse Chou ». A
gauche de l'inscription sont « le bhikṣu Fa-lo » et « le bhikṣu Tao-
tsin ».
Au-dessous de l'inscription sont rangés neuf personnages
(fig. 1729). Les deux hommes qui sont le plus à droite sont des laïcs
et des fonctionnaires, comme l'indique leur coiffure ; le premier
est « le donateur habitant de la ville, tchang-che ayant la surveil-
lance générale de la section occidentale de l'arrondissement de Li,
(nommé) Lou ○ ; » le second, qui est vraisemblablement son frère
est « le donateur du Buddha Ting-kouang (Dīpaṃkara), ts'ong-che