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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0035 Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2
中国北部における考古学的調査 : vol.2
Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2 / 35 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000254
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OCR読み取り結果

divinité a cinq têtes qui se dressent rieuses et criardes sur le corps
aux chairs abondantes ; elle a six bras ; les deux bras supérieurs
soulèvent le disque du soleil et le croissant de la lune ; des deux bras
du milieu, l'un tient un arc, tandis que l'autre, qui est mutilé, devait
tenir une flèche ; le bras inférieur gauche soulève à la hauteur de
la poitrine un coq bien reconnaissable à sa crête. Il semble que
cette divinité et celle qui lui fait face, assise sur un bœuf, se re-
trouvent sur une des fresques de Qočo¹. C'est bien elle, en tout
cas, qui nous apparaît, privée de sa monture, dans la grotte VI
(fig. 233).

Tout le fond septentrional de cette grotte est grossièrement res-
tauré et la paroi de l'Ouest est irrémédiablement endommagée. Mais,
sur la paroi Sud, des deux côtés des orifices éclairant la grotte et
sur la paroi Est (fig. 227), on trouve encore des morceaux de sculp-
tures dignes d'attirer notre attention ; à vrai dire, les têtes des statues
principales sont toutes recouvertes de torchis, mais les encadre-
ments des niches ont subsisté dans leur état primitif : à l'Est, une
niche du bas (fig. 228), est entourée de petits génies joufflus bran-
dissant qui un marteau, qui un glaive, qui un arc, cependant que
l'avant-dernier en hauteur, à droite, tire la langue ; ce dernier est
caractéristique, car nous le retrouvons exactement à la même place
avec une langue bleue qui a la forme d'un serpent, dans une fresque
d'Ajantâ (John Griffiths, Ajantâ, vol. I, pl. 8) ; ici donc, comme dans
la fresque correspondante d'Ajantâ, nous voyons l'armée de Māra,
dans la scène de la tentation. La niche qui est au-dessus de celle-ci
(fig. 227) nous montre quatre personnages agenouillés aux côtés du
Buddha ; chacun d'eux tient un bol ; aussi, M. Foucher a-t-il pu recon-
naître ici l'offrande par les quatre rois, gardiens du monde, des
quatre bols dont le Buddha, par un miracle, ne fit qu'un seul².

Des deux côtés de la porte, on voit un joueur de tambourin et un
joueur de flûte qui auraient mérité d'être reproduits ; mais les pho-