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0278 Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2
Mission archéologique dans la Chine septentrionale : vol.2 / Page 278 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000254
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paroi méridionale (fig. 356), il faut donc qu'il y ait eu Dhritarâstra,
gardien de l'Orient, et Virûdhaka, gardien du Sud. Nous savons, par
l'inscription gravée sur la base du grand Buddha (Estampage 340),
que ces statues ont été sculptées de 672 à 675. Il semble donc inexact
de dire avec Eitel¹ que le culte des quatre rois célestes fut intro-
duit en Extrême-Orient par Amoghavajra puisque Amoghavajra
n'arriva en Chine qu'en l'an 719, à l'âge de quatorze ans. A cette
époque, les quatre lokapâlas de Long-men existaient depuis près
d'un demi-siècle. Ce qui est vrai, c'est que les quatre statues sont
les seules de ce genre qui se trouvent à Long-men, où il n'y a par-
tout ailleurs que deux rois célestes, et qu'ils sont les plus anciens
représentants jusqu'ici connus des lokapâlas dans l'art chinois.

Est-ce aussi un rôle protecteur que jouent les lions qui,
dans l'art des Wei du Nord, sont fréquemment assis de chaque côté
du Bodhisattva aux pieds croisés l'un devant l'autre²? Je ne sais si
des textes permettent de l'affirmer. Bornons-nous à signaler que,
tandis que l'art des Wei place le plus souvent³ les lions dans la
niche, des deux côtés du Buddha, l'art des T'ang les reporte au-des-
sous de la niche et met entre eux un brûle-parfums⁴. Ce dernier
objet est souvent si stylisé qu'on pourrait hésiter sur sa vraie na-
ture si deux inscriptions de Long-men (Estampages 15 et 170), ne
nous parlaient expressément du brûle-parfums avec les lions 香爐
師子.

Si les inscriptions nous renseignent sur les figures principales,
elles sont malheureusement muettes sur maint détail d'ornementa-