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0028 Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1
Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1 / Page 28 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000290
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même pied les deux religions en donnant à un certain Li Tche-
tch'ang 李志常 le titre de chef du Taöisme et en conférant au
moine Hai-yun 海雲 celui de chef du Bouddhisme ¹). L'année
suivante (1252), il honorait du nom de Maître du Royaume un
religieux bouddhiste des pays d'occident appelé Na-mo 那摩 et le
chargeait de l'administration générale du Bouddhisme dans l'empire ²).

Na-mo et Li Tche-tch'ang ne tardèrent pas à en venir aux prises;
comme chacun d'eux cherchait à convaincre le souverain de son bon
droit, eux ou leurs partisans se livraient à des joutes oratoires qui
n'étaient en réalité que des plaidoyers dans un procès depuis long-
temps pendant. Les Nestoriens et les Musulmans élevaient aussi la
voix dans cette cacophonie ecclésiastique, et c'est au milieu de cette
effervescence que le bon Guillaume de Rubrouck se trouva soudain
jeté en 1254.

En 1255, un nouveau tournoi d'éloquence eut lieu à Karakorum,
dans l'enceinte du palais impérial, auprès du pavillon Wan-ngan
萬安閣 ³); Mangou-khan et plusieurs hauts dignitaires y assis-
taient. Le porte-parole des Bouddhistes fut un certain Fou-yu 福裕,
abbé du temple Chao-lin qui se trouvait au nord de Chang-tou (à
80 li au NO. de Dolon-nor), (dans la circonscription) de Ho-lin
(Karakorum) 和林上都北少林寺 ⁴); le représentant des
Taöistes n'était autre que Li Tche-tch'ang lui-même. La discussion
ne tourna pas à l'avantage de ce dernier qui finit, s'il faut en