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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0072 |
Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1 |
| モンゴル期における中国の宰相に関する碑文と断簡 : vol.1 |
引用情報
OCR読み取り結果
lui-même qu'Oeldjaïtou khan. La seconde inscription de la sous-
préfecture de Lin est un édit rendu en faveur des temples boud-
dhistes Pao-yen 寶嚴 et T'ai-p'ing 太平, en l'année du boeuf
qui doit être l'année 1313, puisque l'empereur cite comme le der-
nier de ses prédécesseurs Kuluk khan, et doit donc être lui-même
Bouyantou khan, l'auteur des édits de 1311 et de 1314. Une
troisième inscription, de l'année 1341, nous a conservé l'édit qui
fut accordé au temple taoïste Yang-t'ai 陽臺宮, dans le Ho-nan.
Quelque répandus qu'aient été ces édits, on n'en a pu jusqu'ici
étudier qu'un seul dont on eût la rédaction en Chinois; c'est l'édit
de 1314. Mais ce texte chinois a rebuté par ses obscurités les sino-
logues qui se sont contentés d'accepter la traduction faite d'après
le texte mongol, et qui ne se sont servis du chinois que pour lire
les noms de lieu mentionnés dans l'édit. D'où provient la difficulté
exceptionnelle qu'on éprouve à comprendre ce texte chinois? «La
version chinoise qui accompagne l'inscription mongole, dit WYLIE ¹),
est d'un style tout particulier de composition, et paraît être un
spécimen de la langue chinoise parlée à cette époque». DEVÉRIA ²)
écrivait de son côté: «Pauthier n'a pas publié la partie chinoise
de ce monument; elle est certainement l'oeuvre d'un scribe peu
lettré; son style est parfois si peu correct, que, sans le secours de
l'original mongol, certains passages fussent restés inintelligibles».
Ainsi, ces deux savants sont d'accord pour déclarer que le texte
mongol est l'original et que le texte chinois est la version; mais,
tandis que pour WYLIE le texte chinois est un spécimen de la
langue parlée à l'époque des Yuan, pour DEVÉRIA il est l'oeuvre
incorrecte d'un illettré.
L'opinion de DEVÉRIA doit être rejetée; en effet l'édit chinois
de 1314 (n° X) n'est pas unique en son genre; non seulement il
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