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0090 Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1
Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1 / Page 90 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000290
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la salle Hien-ning derrière le pavillon Yen-tch'ouen, — le sou-k'o-

238, n. 8; Etat de la Perse en 1660, par le P. Raphaël du Mans, éd. Schefer, p. 25;
Chardin, Voyage en Perse, t. II, p 229 et 243, etc.). Mais je crois utile de traduire ici
intégralement la notice du Yuan che (chap. XCIX, p. 1 r°—2 r°) sur les k'ie-sie: «Les
quatre k'ie-sie (kechik) 四怯薛 — Les quatre illustres sujets de T'ai-tsou (Tchinghiz
khan), (à savoir) Po-eul-hou 博爾忽 (Bourgoul), Po-eul-chou 博爾朮 (Bour-
goudji), Mou-houa-li 木華黎 (Moukouli) et Tch'e-lao-wen 赤老溫 (Tchilaocan)
étaient surnommés par leurs contemporains to-li-pan k'iu-lu 掇里班曲律
(durben kuluk), ce qui signifie «les Quatre vaillants». T'ai-tsou (Tchinghiz khan) ordonna
qu'ils auraient et transmettraient à leurs descendants le commandement des k'ie-sie. K'ie-sie
signifie les gardes qui sont de service à tour de rôle. D'une manière générale, ces gardes
alternent une fois tous les trois jours. Les jours chen, yeou et siu, c'était Po-eul-hou (Bour-
goul) qui commandait; c'est le premier k'ie-sie (kechik) qui n'est autre que le ye-k'o k'ie-sie
(yeke kechik); Po-eul-hou (Bourgoul) étant mort prématurément, T'ai-tsou (Tchinghiz khan)
ordonna qu'il fût remplacé par (le chef de) la tribu Pie-sou 別速部, lequel n'était
point au nombre des Quatre vaillants, sujets illustres; c'est pourquoi T'ai-tsou (Tchinghiz khan)
imposa son propre nom au commandement (de ce kechik); et en effet l'expression ye-k'o
(yeke = grand, suprême) signifie que le Fils du Ciel lui-même commande (ce kechik). Les
jours hai, tseu et tch'eou, c'était Po-eul-chou (Bourgoudji) qui commandait; c'est le second
k'ie-sie (kechik). Les jours yin, mao et tch'en, c'était Mou-houa-li (Moukouli) qui comman-
dait; c'est le troisième k'ie-sie (kechik). Les jours sseu, wou et wei, c'était Tch'e-lao-wen
(Tchilaocan) qui commandait; c'est le quatrième k'ie-sie (kechik); la postérité de Tch'e-
lao-wen (Tchilaocan) s'étant interrompue, ce fut toujours le conseiller de droite qui eut le
commandement (de ce kechik). — Les descendants des chefs des k'ie-sie (kechik', soit
parce qu'ils jouissent de l'amitié et de la confiance du Fils du Ciel, soit parce qu'ils sont
recommandés par les conseillers d'état, soit parce qu'ils y ont droit par leur rang (c'est-à-
dire quand ils sont les aînés), sont investis de ces fonctions (c'est-à-dire deviennent mem-
bres des kechik) pour monter la garde à tour de rôle; quelque inférieur que soit leur
titre officiel, on n'en tient pas compte (c'est-à-dire que, pour être nommé membre des kechik,
il n'est pas nécessaire d'être un fonctionnaire de haut grade; on ne tient compte, dans ces
nominations, que de considérations personnelles). Quand ils sont devenus vieux et qu'ils
ont été longtemps (au service) on les élève au rang de fonctionnaires du premier degré. —
Quant aux chefs des quatre k'ie-sie (kechik), le Fils du Ciel nomme parfois ses grands
ministres à la direction générale (des kechik); mais cela n'est pas constant. — Les gens
qui sont admis à participer aux fonctions des k'ie-sie (kechik) et qui demeurent dans le
palais auprès du souverain se partagent les attributions relatives aux coiffures et aux vête-
ments, aux arcs et aux flèches, au boire et au manger, aux écritures officielles, aux chars
et aux chevaux, aux baraquements et aux tentes, aux magasins et aux trésors, à la méde-
cine et à la pharmacie, à la divination et aux invocations; et tous vaquent à ces occupa-
tions de père en fils. Même, lorsqu'il arrive que quelqu'un d'entre eux, à cause de ses ta-
lents, reçoit une charge, est investi d'un commandement officiel, et parvient au faite des
honneurs, le jour où il se retire, il va au palais et y reprend ses fonctions comme aupara-