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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0020 Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1
モンゴル期における中国の宰相に関する碑文と断簡 : vol.1
Inscriptions et pièces de Chancellerie Chinoises de l'époque mongol : vol.1 / 20 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000290
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OCR読み取り結果

Première partie.

1. Edits relatifs à la proscription des livres taoïstes.

La veille du jour de Pentecôte, le 30 Mai 1254, le cordelier
Guillaume de Rubrouck prit part à une grande discussion religieuse
qui se tint à Karakoroum, sous la présidence de trois arbitres
délégués par Mangou khan; l'un était chrétien, le second mahomé-
tan, et le troisième bouddhiste; Rubrouck lia partie avec les
Nestoriens et les Musulmans de l'assemblée et démontra l'existence
de Dieu à un tuinan, c'est-à-dire à un doïn, comme les Mongols
appelaient les religieux bouddhistes; il réduisit son contradicteur au
silence. Les Nestoriens et les Sarrazins, qui avaient eu les honneurs
de la journée, chantèrent ensemble à haute voix; les tuinans ne
dirent mot; et tous burent ensuite copieusement.

Le lendemain Mangou khan manda en sa présence Guillaume
de Rubrouck et lui fit sa profession de foi; il se défendit d'être
lui-même tuinan, autrement dit bouddhiste: «Nous autres, Mongols,
déclara-t-il, nous croyons qu'il n'y a qu'un seul Dieu par qui nous
vivons et par qui nous mourons et nous avons pour lui un coeur
droit». Puis il ajouta, pour bien montrer quel était son sentiment
sur les diverses religions: «De même que Dieu a donné à la main
plusieurs doigts, de même il a donné aux hommes plusieurs voies» ¹).

Ce récit nous montre, d'une part que les controverses religieuses
avaient un caractère officiel à la cour de Mangou khan, puisqu'elles
se passaient en présence de juges désignés par le souverain, d'autre
part que Mangou khan n'était point encore disposé en 1254 à re-
connaître au Bouddhisme la suprématie sur les autres doctrines.
Mais il nous laisse ignorer que ces débats étaient déjà anciens,