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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0180 La Vieille Route de l'Inde de Bactres à Taxila : vol.2
インドからバクトリアのタキシラに到る古道 : vol.2
La Vieille Route de l'Inde de Bactres à Taxila : vol.2 / 180 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000237
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OCR読み取り結果

que le mode de construction de leurs murs date les chapelles de Jaulīān et de Hadda du IVe au
Ve siècle de notre ère. Il ne serait donc pas *a priori* absurde d'imaginer que nous avons affaire à
une école nouvelle, née des cendres de l'ancienne et qui aurait pris sa suite vers la fin du IIIe siècle.

Ce qui donne quelque consistance à cette théorie — bien qu'à notre avis, elle ne repose
que sur une illusion — c'est l'apparente variété des types et aussi l'intense rayonnement de vie
qui émane de la plupart de ces têtes de stuc : qualités dont, il faut l'avouer, la sculpture sur pierre
est ordinairement dépourvue et qui n'en sont qu'une plus heureuse surprise pour nos yeux. Non
seulement ces figures sont de toutes les tailles, mais elles revêtent toute la gamme des physiono-
mies, depuis le beau idéal jusqu'aux masques les plus grimaçants. Toutefois, l'examen auquel
nous avons pu soumettre les trouvailles de Jaulīān et les premiers spécimens de Hadda (cf. *infra*,
p. 378 s.) nous a vite convaincu que cette apparente diversité se réduit à des variations sur les thèmes
déjà fixés dès le Ier siècle de notre ère : Buddhas et moines, Bodhisattvas et laïques de bonne
caste, parias et guerriers, démons et spectres de l'armée de Māra, c'est toujours d'un bout à l'autre
de ce clavier, à la vérité fort étendu, que les virtuoses du modelage s'en donnent à cœur joie et
prodiguent le jeu décevant de leurs fioritures. En fait, ils se bornent à remettre en scène des per-
sonnages connus; et la même observation est vraie de leur matériel décoratif, sempiternelle
réédition des pilastres corinthiens ou indo-persans, des arches trilobées, des frontons coupés et des
atlantes que les frises de schiste nous ont dès longtemps rendus familiers. Aucune variation brusque,
aucune solution de continuité ne se marque entre le répertoire de la sculpture sur pierre et celui
de la plastique en stuc. Celle-ci n'est pas seulement l'héritière, elle est la continuatrice directe
de celle-là. La seule différence porte sur le choix que, se pliant au goût et aux idées des temps
nouveaux, elle a fait entre les sujets et les motifs traditionnels. Pour poser la question sur son vrai
terrain, la tâche qu'elle est venue à l'improviste imposer aux archéologues est simplement de démêler
comment une autre maîtresse branche s'est peu à peu développée sur le vieux tronc gandhārien.

L'ÉVOLUTION DU MODELAGE. — L'avenir dira si nous nous trompons : mais voici comment
pour l'instant nous entrevoyons les lignes générales de ce processus. Tout d'abord rien n'interdit
de croire que dès l'origine — entendez dès l'époque des premières images de pierre —, là où le
schiste était rare et où l'on ne pouvait pas laisser le calcaire ou le *kañjur* apparent, il ait été fait
sporadiquement usage du mortier de chaux (*chunam*) dans la décoration des chapelles et même des
*stūpa* (40). La facilité et le bon marché de ce procédé devaient forcément en répandre l'emploi à
mesure que s'appauvrissaient les donateurs et que se raréfiaient les bons artistes. On conçoit
même que, sous l'action des mêmes causes, les *rūpa-kāra* aient été conduits, pour continuer à
bénéficier des commandes des fidèles, à abandonner le ciseau pour l'ébauchoir, ce qui aura encore
précipité la décadence de la sculpture. Enfin, à partir du IIIe siècle, nous commençons à lire assez
clairement sur les monuments subsistants les progrès continus du stuc au détriment du schiste
et nous sommes à même d'en noter les étapes les plus saillantes. On sait que l'élément fondamental
de la décoration gandhārienne est la frise, divisée en métopes rectangulaires par des pilastres
encadrant autant de bas-reliefs; et chacun de ces panneaux racontait de son mieux une légende
empruntée à l'une des existences du Buddha : tel est, par exemple, le modèle du *stūpa* de Sikri,
au Musée de Lahore (*AgbG.*, fig. 73). Or, les fouilles du docteur D. B. Spooner à Takht-i-Bāhī
(A. S. I. Ann. Rep. 1906-7, p. 136-9) et à Sāhri-Bahlol (*ibid*, 1909-10, p. 48), puis celles
de Sir John Marshall à Taxila (*ibid.*, 1914-15, p. 6) ont démontré l'existence de *stūpa* conçus et
décorés exactement sur les mêmes lignes, mais dont les bas-reliefs narratifs sont modelés en mor-
tier de chaux au lieu d'être sculptés sur pierre (cf. *Hadda*, pl. XL). Il est difficile de ne pas voir dans