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0038 Nouvelles Recherches Archéologiques à Bāmiyān : vol.1
バーミヤンの考古学的新調査 : vol.1
Nouvelles Recherches Archéologiques à Bāmiyān : vol.1 / 38 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000275
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et aux doubleaux de l'angle gauche de sa partie arrière (fig. 44). Bien avant le
début de la période d'effondrement, des grottes avaient été creusées en avant
de la grande falaise dans des masses de conglomérat d'assez faible hauteur.
L'accès de ces grottes était, il va sans dire, des plus faciles ; mais, en regard de
l'avantage que présentait la rapidité de leur aménagement, figurait malheureuse-
ment un inconvénient majeur : ainsi que l'état actuel de cette zone en témoi-
gne, ces anfractuosités, placées en contre-bas, devaient infailliblement recevoir
tous les éboulis, et, en particulier, les blocs énormes qui se détachaient de temps
à autre de la grande falaise. Il semble bien que bon nombre de ces sanctuaires
étaient déjà détruits au moment où les Arabes firent leur apparition dans la
vallée de Bāmiyān ; car la grotte G, que nous avons eu la chance de pouvoir
dégager complètement, ne portait aucune trace de ces mutilations que les mu-
sulmans faisaient d'ordinaire subir aux peintures qui se trouvaient à leur portée.
Les premières recherches, à la vérité de simples sondages, furent entreprises
avec le concours actif de M. Bacquet. L'avancement se fit en galerie, à travers
une masse terreuse où nous découvrîmes successivement une série de
fragments de statues et de statuettes (14-16 juin 1930). Notre inventaire des-
criptif (Ve partie) mentionne les pièces que nous pûmes dégager (B. 1 à B. 41 ;
voir fig. 71 à fig. 77) durant ces trois journées de travail : bon nombre de
statues de grandes dimensions ne purent être retirées que par très petits
fragments de la pierraille qui les emprisonnait. Un grand nombre de frag-
ments de manuscrits, pris dans la masse terreuse, furent également mis au
jour ; ces documents avaient malheureusement subi l'action de l'humidité
— de nombreuses infiltrations s'étant produites à travers la coupole crevée
de la grotte — et étaient littéralement soudés, par couches, au magma
limoneux. Notre galerie atteignit vers la fin du troisième jour une longueur de
2 m. 70 (fig. IX) ; elle était limitée à notre gauche par une sorte de petit mur
recouvert de peintures exécutées avec un soin extrême. Les sujets représentés
sont de très petites dimensions : une tête de sanglier inscrite dans un médaillon
en perlé (B. 25) est traitée avec un souci de réalisme qui s'oppose au traite-
ment sommaire du même sujet figurant au plafond du vestibule du sanctuaire
D (D. 7, 8, 9). Notons également des visages de donateurs et de Bodhisattvas
(B. 32, B. 33, B. 35). Ces peintures, appliquées sur une très mince pellicule de
mortier de chaux, se détachaient par menus fragments à la moindre tentative