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0082 Nouvelles Recherches Archéologiques à Bāmiyān : vol.1
Nouvelles Recherches Archéologiques à Bāmiyān : vol.1 / Page 82 (Color Image)

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doi: 10.20676/00000275
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traste avec la complexité des éléments mis en œuvre dans le groupe D, où l'in-
tervention des influences sassanides se manifeste très nettement (plafond du
vestibule, décoration du pourtour et du plafond du sanctuaire). Nous n'hésiterons pas à placer aux dernières années du IIIe siècle l'exécution du programme
décoratif de cette grotte primitive ; étant donné que le groupe D, tout imprégné
d'influences sassanides, nous paraît, en raison de certaines particularités de la
décoration du plafond, légèrement postérieur au règne de Bahram II (276-293
ap. J.-C.). L'examen du matériel iconographique de la grotte G confirme d'ail-
leurs ce que nous disions dans les Antiquités bouddhiques : à savoir que la déco-
ration peinte précède toujours la décoration modelée ou sculptée. Ici, dans la
grotte G, il convient de ne pas perdre de vue, bien que nous nous trouvions en
présence d'éléments modelés, que ces détails n'existent qu'en fonction d'une
ordonnance purement picturale qui veut aboutir par l'effet de l'illusion spatiale
à mettre en relief le personnage principal. Il n'y a là aucune des outrances qui
caractérisent certains ensembles de Touen-houang (documents photographiques
de la mission Paul Pelliot), où des personnages commencés en surface s'ache-
vent parfois en ronde bosse, mais une gradation savante qui, de la peinture en
surface, passe à la transition d'un léger relief, et où le personnage principal
seul est digne du haut relief. Il nous paraît justifié de dire que cette grotte G
représente l'élément primitif dans l'ordre décoratif aussi bien que dans l'ordre
architectural. A ce même type appartient sans conteste la salle de réunion du
groupe A, dont M. Bacquet a dégagé une partie de la décoration peinte. La
décoration des doubleaux d'angle est identique dans les deux cas.
Le groupe de grottes C marque la transition entre ces grottes primitives et le
groupe D, qui nous paraît représenter le plein épanouissement de l'influence
sassanide. Dans le groupe C les bandeaux reçoivent encore une décoration
peinte, ce qui n'est plus le cas dans le sanctuaire D. La coupole du sanctuaire C
est encore entièrement peinte ; mais la coupole de la salle de réunion du
groupe C comporte des arcatures en relief ; et, au-dessus de la niche qui se
trouve au fond de la salle de réunion, des vestiges nous montrent très net-
tement que des génies ailés porteurs de couronnes étaient représentés dans la
même position que les victoires ailées sculptées en bas-relief au-dessus de la
baie d'entrée du Tāq-i-bostān. Nous n'hésiterons pas à placer cet ensemble au
milieu du IVe siècle de notre ère.