National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 |
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moëllons calibrés sur lesquels elles étaient alignées. Le gros de la maçonnerie maintenait cette
disposition en équilibre.
Enfin, je dois signaler que pour gagner de la main-d'œuvre, dans l'édification des stûpa, on plaçait,
à l'intérieur, d'énormes rocs dont le volume diminuait d'autant celui de la maçonnerie.
Décor du stûpa.
Indépendamment des figures et des pilastres constituant l'ornementation courante des stûpa, l'on
remarque souvent des décors, au trait ou en léger relief, rehaussés ou non de couleurs rouge,
jaune ou noire, couleurs qui remédient au manque de relief des moulures quand le stuc n'a pu
être travaillé à temps avant d'être sec.
Ainsi, le sillon marquant le tore n'ayant, parfois, pu être creusé, il est indiqué par une bande rouge
ou noire tracée au pinceau; lorsque le rouge ne tranche pas assez, on le rehausse de noir. Le plus
souvent, ces traits rouges n'ont d'autre but que d'accentuer le relief en délimitant objets ou orne-
ments par un silhouettage sur la paroi du stûpa. Cela est fréquent pour les pilastres et pour les
Bouddhas. Il reste à savoir si ce n'est pas là une esquisse rapidement tracée donnant aux modeleurs
l'indication d'une forme ou d'un emplacement. Il semble bien cependant qu'en aucun cas le stuc
appliqué n'ait mordu sur ces traits, ce qui inciterait naturellement à les considérer comme posté-
rieurs à son application, et ils seraient alors destinés à cerner l'image; il arrive que les plis d'un
vêtement, les ornements d'un chapiteau, etc., soient également rehaussés d'un trait de couleur,
de même que les arêtes d'un abaque ou d'une niche. Cet artifice est imposé par la diffusion intense
de la lumière. Il ne faut pas oublier en effet, que tous nos stûpa, aussi bien que l'aire sur laquelle
ils sont répartis, étaient recouverts de stuc blanc, ou à peu près blanc, que beaucoup de détails des
ornements ou les statues étaient dorés, et la réflexion de la lumière était si vive, surtout à la bonne
saison, que les ombres devenaient transparentes, estompant ou supprimant les reliefs, dont les
détails disparaissent. Ainsi se trouvait atténué ou même supprimé l'effet recherché par les mode-
leurs. Ils y remédiaient donc en cernant les surfaces en saillie et colorant en rouge ou en noir les
endroits creux.
Dans les abaques ou corbeaux surmontant les pilastres, l'extrémité en spirale est parfois indiquée
d'un trait rouge; les bandeaux sont décorés, de la même manière, de torsades, de triangles, de
chevrons, qui, dans nos chapiteaux, étaient généralement dessinés à la pointe dans le stuc encore
mou. Ces ornements précèdent les corniches. Les congés sont enduits, eux aussi, de rouge pour bien
accentuer les saillies des listels. Les niches en plein-cintre ou trilobées ont leurs bandeaux divisés en
plusieurs zones par des raies parallèles à l'arête interne et l'une d'elles est destinée à recevoir les
décors courants. L'intérieur des niches, sous leur voûte, est aussi, mais rarement, recouvert d'orne-
ments; dans le stûpa B, 55, l'arête des niches est rehaussée de rouge ainsi que leur jonction à la surface
du stûpa et, entre les deux traits, des divisions transversales donnent de petits carrés au milieu
desquels un point noir ou rouge voulait vraisemblablement représenter une fleur (fig. 143).
Le congé profond, à angles obtus, précédant toujours le biseau de la plate-forme, est parfois
passé, sur toute sa longueur, à la couleur noire. Les espaces situés entre les consoles, dans le
renfoncement d'où elles émergent, sont peints en noir ou bleu, et au milieu d'eux, un espace en
blanc est réservé pour une fleur d'églantine dessinée au pinceau, puis passée à la couleur, fleur
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