National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0071 Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1
Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 / Page 71 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000277
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

Il n'y a guère qu'en TK, B, B' que des vestiges de peintures aient pu être attribués à ces chapelles :
partout ailleurs, les débris de stuc provenant de leurs parois ou de leurs voûtes étaient nus.
Les chambres offrent la même disposition, toutes proportions gardées : un espace de 3 m.
environ de côté, était bordé de banquettes sur lesquelles reposaient des Bouddhas debout, en marche
ou au repos, toujours vêtus d'un manteau rouge, dont les plis étaient soigneusement modelés.
Rarement c'étaient des Bouddhas assis en méditation, et si par hasard il s'en mêlait un aux précé-
dents, il était toujours vêtu d'un manteau de couleur blanc jaunâtre, et de taille réduite.
Au centre des chambres se dressait un stûpa de 1 m. 80 environ, semblable à ceux de la
cour de l'enceinte.
Quand les statues étaient en petit nombre, comme en TK, 116 et 117 ou TK, 133, les espaces
nus et de grande étendue des murs étaient ornés de Bouddhas en marche suspendus à une cer-
taine hauteur du sol et reposant sur des trônes en fleur de lotus aplatie, disposée dans le sens
du fruit qui, s'élançant du milieu, servait de socle à la statue. Dans les deux premières de ces
chambres, des Bouddhas en marche avaient été placés à chaque coin sur des socles arrondis, ellip-
tiques, reposant sur le sol et sectionnés soit en leur milieu, soit à angle droit, par les murs.
Les chambres étaient revêtues de stuc, soit entièrement, soit simplement sur une certaine
hauteur, par un enduit continuant celui du sol. Par places comme en TK, 122, elles étaient déco-
rées de sujets peints. Toutes étaient toiturées d'une terrasse en terre battue et, à en croire ce que
révèle le coin incendié de K, 19, construites en étalant, comme de nos jours, de la boue sur des
poutres de peuplier.
Les chambres étaient ouvertes ou fermées, c'est-à-dire pourvues ou non de portes. Dans le pre-
mier cas, on y entrait de plain-pied, par l'atrium, et si les murs étaient épais, comme en TK, 124,
les portes, toujours étroites, avaient l'allure de couloirs.
En TK, 132, était un long couloir, sans stûpa, semblable, à part cela, aux chambres. Enfin, le
couloir faisant communiquer le monastère de Bâgh-Gaï avec l'enceinte aux stûpa, montrait la dis-
position d'une chambre avec Bouddhas debout, attendu que, d'une manière générale, les cons-
tructeurs avaient horreur, semble-t-il, de la surface nue ou des espaces vides.

REMARQUES SUR L'AGE ET LA DESTRUCTION DES FONDATIONS
BOUDDHIQUES DE HAḌḌA

Il me paraît superflu de discuter ici l'âge de nos fondations bouddhiques quand A. Foucher
consacre, à retourner en tous sens cette question, une partie importante de son travail relatif à
l'art du Gandhâra [12, II, 4e partie]. Je remarquerai seulement que nos monnaies découvertes
pendant les fouilles n'apportent aucun élément nouveau aux observations de H. H. Wilson [3, 105],
pas plus que le manuscrit kharoshtî, probablement en papier d'écorce, reproduisant le sermon de
Bénarès (trouvé dans le Tapa-î-Kafarihâ), qui, examiné avec soin a seulement paru postérieur au
IIe siècle de notre ère. C'est tout ce qu'a révélé, jusqu'à ce jour, Haḍḍa.¹
Envisageons maintenant les limites extrêmes entre lesquelles ont pu se développer nos fonda-