National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0075 Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1
Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 / Page 75 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000277
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

DEUXIÈME PARTIE

DESCRIPTION DES SITES

TAPA-KALAN

(Abréviation : TK.)
Voir plan hors texte et fasc. II, planches 2 à 7.

Ce site, l'un des plus importants de la localité, couvre un des lobes du plateau, d'où l'on
découvre tout le pays voisin, jusqu'aux montagnes.
Il mesure plus de 120 mètres de long. Cette étendue anormale, pour Haḍḍa, tient à ce que quatre
fondations bouddhiques se succèdent du Nord au Sud, sans interruption, encadrant l'une d'elles,
certainement la plus célèbre mais qui n'est vraisemblablement pas la plus ancienne du groupe.
On abordait le site vers l'Est, par la vallée du Tchapriar. Les marnes qui affleurent au pied du
plateau devaient en rendre l'accès difficile, car le chemin devenait glissant par un temps humide et
pendant la sécheresse leurs éboulis fuyaient sous les pas. Il dut donc y avoir là un escalier ou une
chaussée dont il ne reste plus trace; et maintenant, les flancs du plateau sont recouverts par les
éboulis grossiers provenant des poudingues qui le couronnent. C'est de ce côté qu'étaient ouvertes
les grottes accompagnant le site.
L'entrée est constituée par un étroit couloir comprimé entre deux chambres saillantes à l'exté-
rieur. L'on descendait d'une marche dans l'espace en cour occupé par les stûpa, juste en face du
principal d'entre eux. Ce dernier était entouré d'une double rangée de petits stûpa, interrompue
seulement devant son escalier afin de n'en pas gêner l'accès.
Le sol était recouvert d'un enduit de stuc se raccordant à celui des stûpa et se relevant le long
des murs jusqu'à une hauteur de 0 m. 20 à 0 m. 60 ou les revêtant entièrement, comme en 119 et
122, quand ils devaient porter une ornementation peinte.
L'enceinte n'est pas rigoureusement carrée. Contre elle, à l'intérieur comme à l'extérieur, étaient
adossées, par places, des statues parfois monumentales de Bouddhas, toujours posées sur un socle
les isolant du sol.
L'atrium n'offrant plus d'espace disponible pour la construction d'autres stûpa, la fondation boud-
dhique s'élargissait par des cellules ouvertes ou entièrement fermées protégeant les nouveaux
édifices. En ce cas, elles donnaient dans l'atrium. Ainsi furent édifiées les rangées de chambres
s'étendant à l'Ouest et au Sud (TK, 112-129).
Enfin d'autres stûpa étaient édifiés au delà des murs, à l'extérieur, comme sur presque tous les
sites (TK, 116 bis et 117 bis). Tout l'espace compris entre ces derniers et le monastère, situé à une