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0128 Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1
Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 / Page 128 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000277
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A l'autre extrémité, enclose de murs puissants et comme isolée, s'allongeait une galerie très chargée d'ornements. L'entrée devait être à l'Ouest. Un grand et large couloir en cul-de-sac, nº 48, faisait suite. Il débouchait au Nord et de plain-pied, dans la galerie nº 45 sur une estrade en trottoir, au pied du mur méridional. Elle portait une série de grands Bouddhas adossés au mur, encadrant des chapelles et flanqués de Bouddhas accroupis à l'orientale. Cette disposition se poursuivait le long du mur oriental où était percée une porte faisant communiquer ce couloir avec la partie consacrée aux stûpa.

L'estrade avait la hauteur d'une forte marche d'escalier ; comme le sol, elle était recouverte de stuc. En bordure et tournés dos à dos ou en travers, s'alignaient des Bouddhas accroupis, et de même que précédemment, posés sur des socles élevés.

Aux extrémités du couloir se trouvaient les stûpa nºs 45 (à l'Est), 46 et 47 (à l'Ouest).

L'estrade était sûrement toiturée en marquise, car les socles supportant les piliers sont encore visibles en quatre endroits : a, j, k, l. Elle se terminait à l'enceinte orientale et à l'Ouest se raccordait à une autre estrade plus basse qu'elle, de direction perpendiculaire à la sienne. L'espace en contre-bas sur lequel continuait le revêtement de stuc, constituait donc un parvis à cette galerie de Bouddhas.

Dans le fond, donc au Nord, s'élevait un mur puissant ; il est regrettable que les fouilles, de plus en plus difficiles au fur et à mesure que s'élevait le terrain et que croissait l'épaisseur des décombres aient dû être abandonnées à quatre ou cinq mètres de son pied ; car, s'il s'y trouvait des statues ou des chapelles, il semble qu'enfouies plus profondément, elles aient pu être conservées entières.

En dehors du mur oriental, une large porte donnait accès à l'enceinte Nord-Est du deuxième groupe K' de stûpa. Un gros tertre (cote 11 m. 10) s'élevait à l'Est. Une profonde tranchée ouverte en son milieu n'a rien révélé. Ce devait être simplement une chambre très haute.

Venait ensuite l'enceinte. A son centre se dressait un stûpa de grande taille orienté au Sud vers celui de l'enceinte précédente. Il était entouré comme ce dernier de stûpa moins importants, mais disposés le plus souvent sur des plates-formes allongées et alignées sur lui.

A l'Est et au Nord, l'enceinte était trop démolie pour avoir conservé la disposition des chapelles qu'elle pouvait porter.

Le monastère occupant l'autre coin ouvrait dans l'atrium de cette dernière enceinte. Il n'a pas été exploré.

Dans les décombres s'étendant du Sud, on remarque quatre tertres. Celui qui porte la cote 12 était une construction voûtée m'ayant paru avoir deux étages ; elle était à moitié remplie de décombres qui s'étaient infiltrés par ses ouvertures.

La cote 11,50 marque l'emplacement de trois stûpa qui ont été en partie dégagés ; l'autre, qui fait suite, n'a pas été fouillée, pas plus d'ailleurs que les grands tertres portant les cotes 9.20, 7.50, et 9.80 ¹.

L'aile orientale de l'enceinte principale a été détruite par un incendie : aussi murs, statues et stûpa y ont pris une couleur rouge-brique. Le charbon de bois résultant de la combustion des poutres se trouvait en grande abondance dans les décombres. Il provenait de bois de peuplier (peuplier blanc désigné par les indigènes sous le nom d'ara).