National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books
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Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 |
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ornant la partie haute et la partie basse du mur, et cette disposition des pilastres en deux étages
confirme l'analogie des lignes de cette enceinte avec celle d'un stûpa. La seule différence est
donc dans l'alignement des deux corps superposés, une certaine fantaisie dans la construction
des pilastres portés par des atlantes et enfin dans la présence de renfoncements constituant autant
de niches. La façade dans laquelle est ouvert le vestibule porte des arcs en plein-cintre.
La façade Sud-Est possède à son extrémité un renfoncement de 0 m. 40, sur une longueur de
2 m. 55, avec pilastres rapprochés. L'avancement en entablement continue sur les parois latérales
de cette grande niche mais est interrompu dans le renfoncement.
Le fond porte trois pilastres qui, ainsi que les parois latérales ou les intervalles qu'ils séparent,
sont recouverts de sujets peints à l'ocre rouge et l'ocre jaune, rehaussés de noir. La couleur, vrai-
semblablement à l'œuf, a conservé le velouté des premiers jours ; elle est restée intacte et si tenace
qu'un lavage, même à l'eau chaude, pour enlever la terre adhérant aux murs, ne l'a pas altérée.
A droite et à gauche, ces peintures représentent deux Bouddhas en marche faisant le geste qui
rassure. Ils sont auréolés d'un double nimbe pour la tête et le corps. Le manteau rouge flotte en
arrière. Au-dessus de la tête s'allonge un dais rond avec de grosses boules rouges, boucles pro-
bables des draperies (II, pl. 59, a).
Sur la paroi du fond, le premier intervalle entre les pilastres est occupé par deux moines en
marche, l'un un peu plus grand que le Bouddha précédent (II, pl. 60, b). Les têtes sont de profil,
mais les corps de trois quarts. L'épaule droite de chacun d'eux est nue ; leur manteau rouge est
bordé, au bas, d'une bande blanche. Le premier tient dans la main un objet carré indétermi-
nable, l'autre fait de la main droite le geste qui rassure.
Le premier pilastre et le deuxième intervalle en partie démolis, étaient également recouverts
de sujets peints.
Le troisième intervalle est occupé par deux Bouddhas en méditation (à double auréole),
reposant sur un trône en bulbe de lotus. Ils font le geste qui rassure, geste très rarement rencontré
à Haḍḍa dans les figurations de Bouddha assis à l'orientale, et retiennent de l'autre main le
manteau au niveau de la poitrine, à la manière de certains Bouddhas en marche.
Sur le troisième pilastre est peinte une petite zélatrice ou divinité (II, pl. 60, d), joufflue, les
cheveux bruns bouclés, vêtue d'une robe retombant sur les pieds en larges plis, la taille ceinturée
d'un large ruban dont les extrémités flottent en arrière et en avant. La main droite est relevée sur
la poitrine ; la gauche, reposant sur la hanche, semble tenir un objet rond. Le cou est paré d'un
anneau aplati, le bras droit d'un bracelet. La main droite tient un objet ressemblant à une cornue
renversée. On ne saurait dire si le torse était nu, la peinture étant effacée. La coiffure est un ban-
deau duquel s'échappent une coiffure en volutes dessinée en noir, que nous retrouvons dans une
figurine de stuc (III, pl. 75 g).
Dans le quatrième intervalle, étaient deux personnages. Le seul qui soit complet, celui de
gauche, représente une zélatrice dans la même attitude que les moines. Les traits du visage sont
grossiers, la tête d'une taille exagérée. Elle est vêtue d'une tunique rouge tombant, en plis aigus,
jusqu'au milieu des genoux ; de la main droite relevée et séparée du corps, elle tient un objet
paraissant être un bouton de lotus (II, pl. 59, b).
Revenons à la façade extérieure du mur. Tous les espaces compris entre les pilastres sont comme
les précédents recouverts de peintures. Le premier montre une ébauche très intéressante représentant
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