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0183 Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1
Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 / Page 183 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000277
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est superposé. Il en corrige la direction, étant un peu oblique à la sienne, et ce serait bien
une dégradation accidentelle de la plate-forme qui aurait imposé cette superposition d'escaliers, car
elle-même est consolidée d'un mur irrégulier et épais, en béton, dont aucune autre cause ne justifie
la présence. Pour la même raison peut-être, le dernier escalier 1 b avait été lui-même enrobé dans
du béton. Il n'en reste plus que deux marches, la partie supérieure ayant été démolie par les fouilles
attribuées à Cavagnari. Ces dernières ont également détruit les édifices qui se dressaient sur le par-
vis C, 1 b ; car des restes de stûpa sculptés, des socles en pierre également sculptés, ont été trouvés
en cet endroit et semblables, au dire des indigènes, à ce que les fouilles antérieures avaient exhumé.
Une marche opposée à l'escalier permettait de sortir de ce renfoncement. Après l'avoir franchie,
on descend vers l'Est une pente atténuée par de larges marches inclinées, suscitant cinq gradins abou-
tissant à un fond, face à un endroit où s'arrête l'à-pic. C'est là que devait se trouver la porte
d'entrée du site, mais il n'en subsiste plus rien.
La dernière marche passée, commençaient les habitations, par une grande salle toute droite, en
couloir, remontant la pente vers l'Est, pour finir au petit plateau terminal couronné de trois pièces
dont deux parallèles, étroites comme la précédente.
Des sondages effectués sur les gradins ont mis à jour en a et b, des poteries cinéraires enfouies
dans le sol. L'une d'elles portait une inscription autour du col ¹.
Les grottes étaient ouvertes et échelonnées comme toujours, au pied du front vertical, à mi-
pente de la colline.

Stûpa C, 1.

Côté : 9 m. 05. Stûpa démoli jusqu'à la moitié de son premier corps carré. Les pilastres sont
espacés de 0 m. 95 ; donc l'édifice devait en avoir dix. L'escalier est entièrement démoli, mais
les pierres de taille restées en place permettent de lui assigner une largeur de trois mètres.
Dans ce stûpa principal s'en trouve un autre, plus ancien et de même orientation, qu'il recouvre
d'une épaisseur de 1 m. 30 de maçonnerie. Ce dernier était dépourvu de pilastres ; la surface était
badigeonnée à la chaux. La périphérie, au lieu d'être construite comme l'autre, en schiste, l'était
en béton.
Une excavation pratiquée au milieu de l'édifice n'a rien révélé. D'ailleurs, il était démoli trop
bas et le niveau des reliques, s'il en contenait, avait été dépassé.
Dans le déambulatoire, les milieux des façades du stûpa étaient marqués d'une dalle de schiste
carrée, scellée dans le stuc, constituant un revêtement commun à la plate-forme et au stûpa.
Au-dessous de ces dalles rien n'a été trouvé.

ESCALIER C, 1 b.
(II, pls. 28, 29.)

L'espace fermé, entourant la façade antérieure du stûpa principal, est anguleux. Au milieu, devait
s'élever un stûpa de petite taille, en pierre sculptée, dont quelques débris ont été trouvés à cette
place. En outre, des colonnes se dressaient certainement le long des murs, car le socle de l'une