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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0022 Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1
ハッダの発掘調査 : vol.1
Les Fouilles de Haḍḍa I : vol.1 / 22 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000277
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OCR読み取り結果

bien ordonnée (Bāgh-Gaï et Gār-Naô). Les cellules mesurent environ 2 m. 60 × 3 m. On ne
saurait dire, à Haḍḍa au moins, si elles étaient ornées à l'intérieur conformément à l'affirmation
du pélerin chinois, car en aucun cas la surface des murs ne nous est apparue autrement que
dégradée. D'ailleurs, ces murs, construits en terre battue, étaient difficiles à dégager, confondus le
plus souvent avec les éboulis. Une sur-
face fendillée d'une couleur légèrement
différente de celle du sol et visible sous
un certain éclairement du terrain était
le seul indice trahissant leur présence.
La différence de dureté des murs
et des éboulis était pour un terrassier
habile un autre indice. Je dois dire que
l'on arrivait souvent à isoler ces murs
en avançant les excavations par la base.
A un moment donné, la surface les
séparant de leurs décombres favorisait
un éboulement qui mettait aussitôt à
nu une partie de leurs parois. Mais les
crépis avaient disparu, rongés par les
vents ou la pluie avant l'écroulement des
édifices. Il est toutefois possible que l'af-
firmation du pélerin chinois soit exacte,
car au cours des fouilles exécutées à
Paitawa (Kapiça) j'ai remarqué, dans le
site ancien de Tota-Khān, des murs tou-
jours recouverts d'un enduit de talc por-
tant des sujets peints dont les dessins, en traits de différentes couleurs, étaient partiellement visibles.
Ce mode de revêtement est encore en usage et consiste en un enduit de talc finement pulvérisé
et lié par de la gomme d'abricotier. Il dut être en honneur autrefois, car les mortiers et les
moulins à talc abondent dans la station de Begrām. Le mortier est un bloc arrondi de granite,
évidé par l'usage et le pilon un simple galet. Les moulins n'étaient qu'une dalle de granite
usée en berceau et le broyeur, généralement de la même roche, s'était arrondi en rouleau ou en
tonnelet. Les plus petits de ces instruments destinés à broyer très finement le minéral étaient en
porphyre, choisi parmi les cailloux de la vallée.
Deux monastères seulement ont été complètement dégagés aux environs de Haḍḍa et les résul-
tats ayant été médiocres, les autres ont été négligés afin de nous attacher spécialement aux stūpa.
Leur cour était nue et vide, le hall et le trône royal que signale ailleurs le pélerin chinois,
semblent n'avoir jamais existé. On n'y remarque, en outre, ni trace de mur, ni plate-forme, ni piliers.
En beaucoup d'endroits, la position des portes n'a pu être repérée exactement¹.
Ailleurs, elles se sont montrées rectangulaires et jamais trapézoïdales comme à Jaulian, ce