National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0023 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / Page 23 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000249
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

vrage, il fit choix pour la gravure d'artistes renommés : Le Bas¹, Saint-
Aubin², B.-L. Prévôt et Aliamet³.

Plus tard on leur ajouta pour l'exécution d'autres planches : Masque-
lier⁴, Née⁵ et Choffard⁶.

Le 19 avril 1767, Marigny écrivait à Cochin pour qu'il prenne les
arrangements nécessaires pour l'exécution des gravures et pour convenir
du prix de chaque planche ; l'artiste proposait 10.000 livres par planche
plus une augmentation de 1.000 livres pour l'artiste qui aurait la planche la
plus chargée ; ce fut Prevost chargé de la planche 8 qui reçut ces 1.000 livres
d'augmentation⁷. Marigny aurait désiré que le travail fût terminé pour la fin
de 1768 ; Cochin répondait que les graveurs demandaient jusqu'à la fin de
l'été de 1769. En fait, ce fut en 1769, que les planches furent envoyées en
Chine.

Le 22 avril 1767, les quatre graveurs s'engagent à graver les planches,
« d'après et conforme aux dessins des missionnaires, ainsi qu'aux
améliorations qui pourront y être faites par M. Cochin, pour la somme de
10.000 livres pour chaque planche, demandant 1.000 livres en commençant,
3.000 livres lors de l'épreuve à l'eau-forte, 3.000 livres aux premières
épreuves retouchées au burin, et les 3.000 livres restantes à l'entière
terminaison de l'ouvrage⁸ ».

Les premières quittances sont du 23 mai 1767.

Les quatre planches furent ainsi réparties : Le Bas (Pl. 5), dessin de
Castiglione ; Saint-Aubin (Pl. 7), dessin de Jean Damascène, le moins bon
de tous fut rectifié par Cochin ; Prevost (Pl. 8), dessin de Sickelpart ;
Aliamet (Pl. 15), dessin d'Attiret. Cochin retoucha, non seulement les
dessins, mais aussi certaines planches, notamment celles de Le Bas et de
Prevost.

Rien ne fut épargné pour que ces gravures fussent dignes du grand
souverain auquel elles étaient destinées. Les planches de cuivre vinrent
d'Angleterre ; le tirage fut fait sur du papier fabriqué exprès par le sieur
Prudhomme, Marchand Papetier, papier nommé Grand Louvois, ayant