国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

> > > >
カラー New!IIIFカラー高解像度 白黒高解像度 PDF   日本語 English
0109 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
東アジアの記憶 : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / 109 ページ(白黒高解像度画像)

New!引用情報

doi: 10.20676/00000249
引用形式選択: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR読み取り結果

Kao-yeou était justement le pays natal de Ts'in Kouan; il est donc tout
naturel que Wang Kang ait tourné alors son attention vers une œuvre d'un
des enfants les plus illustres de sa circonscription. Enfin, toujours d'après
les bibliographies de 1775, Wang Kang, au moment où il faisait graver son
édition, aurait connu le Keng tche t'ou che par l'édition sur pierre de Hong
Souen, parue en 1210, et l'aurait joint en appendice à sa publication.
Ces raisonnements des bibliographies de 1775 sont dans l'ensemble
assez justes, et il ne peut plus faire doute que la réunion du Nong chou et du
Ts'an chou en une édition commune soit due à Wang Kang. Mais une diffi-
culté subsiste pour le Keng tche t'ou che. Ni la notice de Wang Kang, ni
celle de Souen Yong ne le mentionnent. De plus, le Keng tche t'ou che est
accompagné, dans l'édition du Tche pou tsou tchai ts'ong chou, d'une note
finale due à un arrière-petit-fils de Leou Cheou, 枌 Leou Chao, et cette
note finale est datée de 1237. A vrai dire, les bibliographies de 1775 ne disent
rien de cette note, mais puisque Wan Tso-lin n'a connu les trois ouvrages
que par l'exemplaire du palais et que l'édition du Tche pou tsou tchai ts'ong
chou dérive uniquement de la copie de Wan Tso-lin, il faut bien admettre
que, dans cet exemplaire du palais, la note de Leou Chao figure réellement;
malgré son insignifiance apparente, les bibliographies de 1775 ont eu tort de
la négliger, puisque sa date cadre mal avec quelques-unes de leurs déductions.
L'édition japonaise de 1676 lève en partie la difficulté. Elle contient en effet
une préface nouvelle, que M. Franke ne reproduit pas intégralement, mais
dont il cite un passage; ces quelques lignes montrent que, vingt ans après
avoir été préfet de Chao-hing au Tcho-kiang, Wang Kang connut pour la
première fois l'édition sur pierre du Keng tche t'ou che parue en 1210 et la
lit reproduire par la xylographie. Il résulte donc de là que Wang Kang a
vraiment édité aussi le Keng tche t'ou che. D'autre part, la note finale de
1237 est également reproduite dans l'édition japonaise; nous pouvons ainsi
tenir pour certain qu'il ne s'agit pas d'une annotation manuscrite jointe
incidemment par un descendant de Leou Chao à l'exemplaire du palais de
Pékin, mais que cette note de 1237 était bien imprimée à la suite de l'édition
de Wang Kang. M. Franke, qui ne paraît pas s'être aperçu que Wang
Kang avait imprimé le Nong chou et le Ts'an chou en 1214, admet qu'il
imprima le Keng tche t'ou che en 1237, date de la note de Leou Chao; mais,
sans qu'on puisse le déduire avec certitude, il paraît bien ressortir de la
biographie de Wang Kang au Song che (chap. 408, fol. 2-4) que ce fonc-
tionnaire lettré ne survécut guère à sa retraite, prise en 1228. Le texte