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0110 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / Page 110 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000249
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intégral de la préface de l'édition japonaise serait nécessaire pour formuler
un jugement définitif. Provisoirement, j'incline à la solution suivante. Les
bibliographes de 1775 ont eu raison d'admettre que Wang Kang avait
réuni les trois œuvres qui constituent l'exemplaire du palais. Mais deux
seulement, le Nong chou et le Ts'an chou, avaient été éditées dès 1214.
Plus tard, à une date indéterminée qui n'est vraisemblablement guère pos-
térieure à 1228, Wang Kang connut le Keng tche l'ou che et le joignit en
appendice aux deux autres ouvrages. C'est parce que l'ouvrage ne figurait
pas encore dans l'édition de 1214 que les notices écrites alors par Wang
Kang et Souen Yong sont muettes sur son compte. Quelques années plus
tard, un descendant de Leou Cheou, Leou Chao, qui peut-être avait acquis
les planches des trois œuvres gravées par Wang Kang, écrivit et fit graver
sa note de 1237, qui se trouva jointe aussi bien à l'exemplaire dont dérive
indirectement l'édition japonaise de 1676 qu'à celui qui est conservé aujour-
d'hui dans la bibliothèque du palais à Pékin. Enfin, en ce qui concerne le
Sseu-k'ou-ts'iuan-chou, nous aboutissons à une constatation assez piquante.
Les bibliographes chargés de sa compilation ont raisonné, parfois assez
mal, d'après un exemplaire manuscrit du Nong chou et du Ts'an chou pré-
senté par le gouverneur du Kiang-sou et une mauvaise copie fragmentaire
du Keng tche l'ou che adressée par le gouverneur du Tcho-Kiang. Or, toutes
ces copies dérivaient, directement ou indirectement, de celle exécutée en
1738 par Wan Tso-lin sur l'exemplaire original des Song conservé dans la
bibliothèque du palais; mais à cet exemplaire original, les commissaires
impériaux ont négligé de se reporter¹.

L'édition japonaise acquise par M. Laufer ne se rattache pas directe-
ment à celle de Wang Kang. En 1462, un fonctionnaire appelé 宋宗魯 Song