国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0127 |
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 |
| 東アジアの記憶 : vol.1 |
引用情報
OCR読み取り結果
l'impératrice Hien-jen, (de nom de famille) Wei, était la mère de Kao-tsong.
Elle suivit Houei-tsong quand son char allait vers le Nord, et ne revint que
dans sa vieillesse. L'impératrice Hien-cheng-ts'eu-lie, (de nom de famille)
Wou, c'est la seconde impératrice qu'ait prise Kao-tsong. Les historiens
disent qu'elle excellait dans la calligraphie. C'est donc là sans aucun doute
une œuvre écrite par l'impératrice Wou; les paroles de Song Lien, origi-
naire de Kin-houa, sont exactes. »
Ainsi Song Lien et Souen Tch'eng-tsö sont d'accord. La peinture que
vit Song Lien à la fin du quatorzième siècle et que Souen Tch'eng-tsö
connut encore au milieu du dix-septième siècle serait un original de Leou
Cheou, mais qui ne contenait pas les poésies de Leou Cheou, ou du moins
qui ne les donnait pas écrites de sa main. C'est l'autographe de l'impéra-
trice, mis sous chaque scène, quel qu'en fût d'ailleurs le libellé, qui en tenait
lieu. Si les peintures sont bien de la main même de Leou Cheou, faudra-t-il
alors supposer que ses poésies n'étaient pas jointes à chacune des scènes sur
l'exemplaire qu'il présenta à Kao-tsong ? On a vu que Kao-tsong avait immé-
diatement présenté les peintures à l'impératrice; celle-ci fit-elle faire par
Leou Cheou lui-même un double de la partie relative à l'élève des vers à
soie qui la touchait plus directement, et se réserva-t-elle d'en écrire de sa
main les notices ? Il me paraît difficile de décider entre ces hypothèses. Le
seul point que je veuille retenir, c'est qu'au milieu du dix-septième siècle, il
subsistait une peinture des Song qu'on croyait un original de Leou Cheou.
Nous ignorons ce qu'il advint d'elle par la suite; mais peut-être les deux
premières séries du Che kiu pao ki la décrivent-elles encore dans les collec-
tions du palais.
En ce qui concerne les éditions du Keng tche t'ou, il n'y a plus grande
chance de voir signaler une série d'estampages appartenant à l'édition origi-
nale que Leou Hong et Leou Chen gravèrent sur pierre en 1210. Aucune
mention de ces estampages n'a encore été relevée, à ma connaissance, dans
les nombreux recueils où des collectionneurs, depuis les Song jusqu'à la fin
des Ts'ing, nous ont décrit leurs trésors; c'est évidemment mauvais signe.
Reste par contre l'édition xylographique donnée quelques années plus tard
par Wang Kang. De celle-là, il doit subsister un exemplaire, celui qui est
entré au palais impérial en 1689 et qui s'y trouve sans doute encore. Que
cette édition contienne non seulement les poésies de Leou Cheou, mais
aussi ses planches, c'est ce dont la préface de l'édition japonaise et l'œuvre
de Tsiao Ping-tcheng nous donnent des témoignages indirects, mais cer-
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