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0152 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / Page 152 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000249
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furent immédiatement incorporées au chapitre 2. D'autre part, ce doit être
quand la collection était en cours de gravure que Chen Houang recueillit
de nouveaux matériaux, pour lesquels il constitua la section de wai-tsi.
Comme la préface du Nong sang t'ou est reléguée dans cette dernière sec-
tion, nous pouvons en conclure que les vingt-quatre poésies ont été incor-
porées à la collection d'après une copie indépendante, et non d'après un
exemplaire complet — planches et texte — du Nong sang t'ou, sur lequel
aurait aussi figuré la préface. Rien n'oblige d'ailleurs à admettre, si le Nong
sang t'ou resta une œuvre d'art manuscrite, que Tchao Mong-fou ait pos-
sédé et transmis à ses héritiers une copie des peintures de Yang Chou-k'ien
présentées au trône en 1318 ; ce qu'on devait retrouver chez lui, c'étaient
des copies des textes que lui-même y avait joints. Il se pourrait à la rigueur
que certaines pièces, parmi les copies ou brouillons qu'on recueillit chez
Tchao Mong-fou, eussent été laissées accidentellement sans titre. Chen
Houang et ses collaborateurs, qui, lors de l'établissement de leur texte,
n'avaient pas encore à leur disposition la préface du Nong sang t'ou, auraient
donné arbitrairement aux vingt-quatre poésies un titre nouveau, en se
basant sur les sujets, qui étaient l'agriculture et le tissage, et en évoquant
le souvenir sinon de Leou Cheou, du moins du Keng tche t'ou. Semblables
additions de titres ne sont pas sans exemple dans les éditions chinoises
même très soignées, et ne constituent pas, en soi, une véritable altération
du texte. Si l'hypothèse se maintenait dans cette limite, j'inclinerais à l'adop-
ter. Mais elle comporterait en réalité, de la part des éditeurs, une autre
addition bien moins aisément justifiable. Si le titre mis en tête des vingt-
quatre poésies est le fait des éditeurs, ils sont également responsables des
mots « composés par ordre de l'impératrice » qui terminent ce titre. Même
sans connaître la préface du Nong sang t'ou, il me paraît presque impos-
sible qu'ils aient ajouté de leur chef cette indication essentielle, au cas où
rien dans les manuscrits de Tchao Mong-fou ne les y eût invités. Ainsi
nous sommes ramenés en fin de compte à cette double constatation : le titre
mis en tête des vingt-quatre poésies, ordre de l'impératrice y compris, est
bien dû à Tchao Mong-fou, et d'autre part Tchao Mong-fou, dans sa pré-
face du Nong sang t'ou, donne de la genèse de l'œuvre un récit où toute