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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0157 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1
東アジアの記憶 : vol.1
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.1 / 157 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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plaires. Une de ces copies du premier état servit à l'édition de 1339, et c'est
sans doute l'exemplaire même calligraphié par Tchao Mong-fou pour l'impé-
ratrice Bulughan qui, après cinq cents ans, est enfin parvenu à destination
en entrant vers 1800 dans les collections du palais à Pékin.



Il serait aisé de multiplier les indications relatives à d'autres œuvres
qui relèvent de la même inspiration que le Keng tche t'ou. Les repré-
sentations connexes des Coutumes de Pin (Pin fong) ou des Règles des
saisons (Yue-ling) ont toujours été un thème favori des peintres chinois.
Un Pin fong t'ou de 馬 和 之 Ma Houo-tche compte parmi les œuvres de cour
des Song méridionaux qui ont longtemps survécu¹.

Il en subsiste un autre assez fameux, exécuté sous les Ming par le célè-
bre calligraphe Wen Tcheng-ming². Un Yue ling t'ou peint par 吳彬 Wou
Pin est décrit par Hou King et se trouve encore vraisemblablement dans les
collections du palais³. Au dix-huitième siècle, 鄒鑑 Tcheou K'ouen peignit,
lui aussi, un Pin fong t'ou, en tête duquel Tchang Tchao, le principal com-
pilateur du Cheou che tong k'ao, écrivit de sa main, par ordre de l'empe-
reur, le texte des poésies correspondantes du Che king⁴. Mais l'entreprise
serait prématurée de vouloir étendre une pareille enquête sans que des do-
cuments figurés viennent appuyer et vivifier les textes. Si j'ai insisté si
longuement sur le Keng tche t'ou, c'est que, par une fortune assez rare,
nous pouvons suivre son histoire presque de siècle en siècle. Nous le pre-
nons autant dire à son berceau, sous les Song du sud, et nous voyons les
artistes et les écrivains des âges suivants s'inspirer de ce thème nouveau,
constitué une fois pour toutes, et le traiter selon les exigences de leur talent
et de leur époque. D'autres séries prêteraient aux mêmes recherches et
presque aux mêmes remarques. Nous pourrions, au lieu des Tableaux
du labourage et du tissage, nous attaquer aux Trente-deux manifestations
de Kouan-yin ; nous les verrions, elles aussi, évoluer depuis leur première
apparition sous les T'ang, pour finir, comme le Keng tche t'ou, par s'ins-