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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0061 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 61 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

Notre peinture donne une représentation de cet épisode (85), et la
scène voisine (85 bis) évoque la suite du récit : le Buddha est assis; près de
lui, une toile est tendue sur un chevalet rudimentaire, l'image du Maître
est apparente, les contours sont tracés ; un peintre agenouillé s'efforce de
répartir les couleurs¹.

Le roi Bimbisara et les gens de sa suite se tiennent devant le Maître.
L'inscription évoque l'impuissance des peintres. Ces derniers avaient eu soin
d'écrire, sur les indications du Maître, à la partie inférieure de la peinture
« la formule du refuge ainsi que les préceptes de l'enseignement, la produc-
tion des causes et les stances suivantes :

« Commencez, sortez [de la maison] ; appliquez-vous à la loi du
Buddha, anéantissez l'armée de la mort comme un éléphant renverse une
hutte de roseaux.

« Celui qui marchera sans distraction sous la discipline de cette loi,
échappant à la naissance et à la révolution du monde, mettra un terme à la
douleur.

« Si quelqu'un demande ce que sont ces sentences, il faudra répondre :
La première est l'introduction, la seconde l'enseignement, la troisième la
révolution du monde, la quatrième l'effort. »

Bimbisara écrivit ensuite au roi Rudrayana pour l'inviter à recevoir
avec honneur l'image du Maître. Il faut, disait-il, « que tu fasses orner la
route dans une étendue de deux yojana et demi ; il faut que tu sortes toi-
même avec un corps d'armée composé de quatre espèces de troupes ; il
faut que tu places ce présent dans un lieu large et ouvert, et que tu ne
le découvres qu'après l'avoir adoré et lui avoir rendu de grands hon-
neurs². »

Rudrayana, ayant pris connaissance de cette lettre, témoigna d'une
certaine impatience ; ses conseillers le calmèrent et il se conforma aux indi-
cations énoncées. La réception de l'image du Buddha est représentée sur
notre peinture (nº 86) ; elle est portée par un yakṣa et nous nous rendons
compte immédiatement que l'iconographie anticipe quelque peu sur la
légende ; l'image du Maître, portée par le yakṣa, est déjà découverte, con-
trairement aux indications de la légende : « le présent, introduit dans la ville,