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0087 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / Page 87 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000249
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contre le Buddha. Vajrapani armé de son foudre, réduisit le projectile en
plusieurs fragments (nº 188) dont l'un vint atteindre le Buddha au pied. Une
hémorragie se produisit. Jivaka essaya de l'arrêter avec une espèce de
sandal appelé can-dan sa-mchog, offert par un marchand, et du lait de femme.
Le sang coulait toujours, alors Dacabalakacyapa prononça les paroles sui-
vantes : « Bienheureux, s'il est vrai que vous portez également dans votre
cœur vos fils et vos ennemis, que l'hémorragie s'arrête ! » Aussitôt le sang
cessa de jaillir¹.

Ces deux scènes sont représentées sur notre peinture ; Devadatta tombe
tout d'abord de la catapulte (nº 187) ; cet incident n'est point mentionné dans
les textes. Un peu plus haut Vajrapani brise le projectile qui se réduit en
fragments. Enfin une représentation du Buddha entouré de ses disciples et
de Jivaka se trouve un peu plus à gauche.


54. — LA RENCONTRE AVEC L'ÉLÉPHANT DHANAPĀLA.


Devadatta fit lâcher contre le Buddha un éléphant furieux ; mais, loin
de lui faire du mal, le pachyderme, dompté, suit le Maître.

Devadatta s'adressa tout d'abord au cornac de l'éléphant, nommé Dhi-
rana et lui remit un collier de perles en le priant de lâcher l'éléphant contre
le Maître (pl. XIV, nº 190). Le Bienheureux avait été invité à déjeuner pour
le lendemain par un maître de maison (nº 191). Le cornac demanda à
Devadatta de solliciter du roi la permission de lâcher l'éléphant. Le traître
se rendit immédiatement au palais et pria le roi d'accéder à sa requête²
(nº 192).

Les habitants de Rājagrha furent invités à ne pas sortir de leurs habi-
tations. Le Buddha, prévenu à temps, n'en persista pas moins dans sa déci-
sion et se rendit, entouré de ses disciples, chez le maître de maison. Aja-