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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0091 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 91 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

cours. Et aussitôt tous, d'une voix unanime, firent entendre en même temps
cette prière : Adoration à Pûrna l'arya ! Adoration, adoration à Pûrna l'arya !
Alors les divinités qui étaient favorables au respectable Pûrna, se rendirent
au lieu où il se trouvait ; et quand elles y furent arrivées, elles s'adressèrent
à lui en ces termes : O arya, ton frère est tombé dans un danger redoutable
et auquel il est difficile d'échapper, réfléchis-y. Pûrna se mit à réfléchir ; et
il se livra à une méditation telle, que dès que sa pensée y fut plongée, il dis-
parut du pays des Cronaparantakas, et se trouva au milieu du grand Océan,
assis, les jambes croisées sur le bord du vaisseau. Aussitôt la noire tempête
s'apaisa, comme si elle eût été arrêtée par le Sumeru. Alors Maheçvara le
yakṣa se mit à réfléchir. Autrefois un vaisseau, quel qu'il fût, qui était assailli
par une noire tempête, était lancé et détruit, semblable à une mèche de coton ;
mais aujourd'hui quelle est la cause pour laquelle la noire tempête s'apaise,
comme si elle était arrêtée par le Sumeru ? Il commença donc à regarder de
côté et d'autre, jusqu'à ce qu'enfin il aperçut le respectable Pûrna assis les
jambes croisées sur le bord du vaisseau (nº 198) ; et quand il l'eut vu, il lui
cria : « O Pûrna l'arya, pourquoi me braves-tu ? — O toi qui es soumis à la
condition de vieillesse, reprit Pûrna, est-ce moi ? C'est plutôt toi qui m'in-
sultes. Si je n'avais pas acquis la foule de qualités que je possède, il ne reste-
rait plus, grâce à toi, de mon frère, qu'un vain nom. — Maheçvara le yakṣa lui
répondit : Cette forêt de santal gocirṣa, ô respectable, est réservée pour un
roi cakravartin. — Lequel crois-tu qui vaut le mieux, reprit Pûrna, d'un roi
cakravartin, ou d'un Tathâgata parfaitement et complètement Buddha ?
— Serait-ce, ô arya, que Bhagavat est né dans le monde ? S'il en est
ainsi, que ce qui n'était pas accompli le soit ! » Alors les marchands recou-
vrant la vie qui était sur le point de les abandonner, après avoir dirigé avec
foi leur pensée sur le respectable Pûrna, remplirent leur vaisseau du santal
de l'espèce gocirṣa, et reprirent leur voyage. Ils revinrent enfin à la ville
de Sûrparaka ¹ » (nº 199).

La dernière phrase du texte laisse supposer que les marchands s'étaient
enfuis sans opérer leur chargement et qu'ils revinrent ensuite pour effectuer
cette opération.

Pûrna employa le bois de santal à la construction d'un vihara, il monta
ensuite au sommet de cet édifice (nº 200) et la face tournée du côté du Jeta-