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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0097 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 97 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

réflexion: Ah ! si Bhagavat buvait de mon eau ! Bhagavat se dit alors : Si
je bois l'eau de l'un d'eux, les autres penseront différemment [de celui que
j'aurai préféré] ; il faut que j'aie recours à quelque autre moyen. Alors Bha-
gavat s'adressa ainsi au respectable Mahā Maudgalyāyana : Va, Maudga-
lyāyana, à l'endroit où a lieu la réunion de ces cinq cents fleuves ; et rap-
portes-en de l'eau plein mon vase. — Oui, répondit le respectable Maudgalyā-
yana pour témoigner son assentiment à Bhagavat ; puis s'étant rendu à
l'endroit où avait lieu la réunion des cinq cents fleuves, il y puisa de l'eau
dans le vase ; revenant ensuite au lieu où se trouvait Bhagavat, il lui pré-
senta le vase plein d'eau. Bhagavat le prit et le but¹ » (nº 213).


59. — VISITE DE MAUDGALYĀYANA, ACCOMPAGNÉ DU BUDDHA, À SA MÈRE.


Maudgalyāyana songea ensuite à sa mère morte depuis quelque temps :
« Il faut, se dit-il, que je réfléchisse pour découvrir en quel lieu elle a repris
une nouvelle existence. Il se livra en conséquence à cette recherche, et vit
qu'elle était née de nouveau dans l'univers Maricika. Il fit ensuite cette ré-
flexion. Par qui doit-elle être convertie ? Il reconnut que c'était par Bhaga-
vat, et cette idée lui vint à l'esprit : Nous sommes ici bien loin de cet uni-
vers, pourquoi ne ferais-je pas connaître ce sujet à Bhagavat ? En consé-
quence il lui parla en ces termes : Bhagavat a dit autrefois : Ils font une
chose bien difficile, les père et mère qui nourrissent leur enfant. Mainte-
nant ma mère a repris une nouvelle existence dans l'univers Maricika, et
c'est par Bhagavat qu'elle doit être convertie ; que le Bienheureux, par
compassion pour elle, consente donc à la convertir. Bhagavat lui répondit :
Par la puissance de qui irons-nous [dans cet univers], ô Maudgalyāyana ?
Par la mienne, répondit ce dernier. Alors Bhagavat et le respectable Mahā
Maudgalyāyana plaçant leur pied sur le sommet de Sumeru, se mirent en
chemin (nº 214) ; au bout du septième jour ils atteignirent l'univers Ma-
ricika. Bhadrakanyī² aperçut le respectable Maudgalyāyana ; et du plus
loin qu'elle le vit, elle courut à sa rencontre avec empressement, et s'écria :
Ah ! voilà mon fils qui vient de bien loin. Mais la foule des êtres [com-