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0098 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / Page 98 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000249
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posant cet univers) se disait : Ce mendiant est vieux, et cette femme est
jeune, comment peut-elle être sa mère ? Le respectable Mahā Maudgalyā-
yana leur dit alors : Les éléments dont se compose mon corps ont été pro-
duits par cette femme ; c'est pour cela qu'elle est ma mère. Alors Bhaga-
vat connaissant l'esprit, les dispositions, le caractère et le naturel de Bha-
drakanyā, exposa l'enseignement de la loi fait pour donner l'intelligence
des quatre vérités sublimes ; de telle sorte qu'aussitôt que Bhadrakanyā l'eut
entendu, fendant avec la foudre de la science, la montagne d'où l'on croit
voir que c'est le corps qui existe, et qui s'élève avec vingt sommets, elle vit
face à face la récompense de l'état de srotāpatti ¹.»

L'image représente le Buddha et Maudgalyāyana se rendant à Maricika,
pour traverser un vaste cours d'eau, ils se reposent sur des pylônes qui res-
semblent à des piles de pont ; ces pylônes au nombre de sept rappellent
vraisemblablement les sept jours du voyage et par conséquent les haltes
quotidiennes. Le Buddha assisté de Maudgalyāyana expose ensuite la loi
à la mère de ce dernier et à une autre femme ² (n° 215).

60. — Le roi Ajātaçatru, assiégé par ses vassaux, invite le Buddha
à venir à Rājagrha.

Les rois vassaux apprenant que le Buddha s'était retiré à Çrāvastī et
que ce départ était dû à l'attitude hostile du roi Ajātaçatru à son égard, se
réunirent et décidèrent de le déposséder de son royaume ; ils assiégèrent
Rājagrha ; pendant ce temps le nāga Apalala détruisait les récoltes par la
grêle, la chaleur faisait tarir les sources et les soldats empoisonnaient celles
qui n'étaient pas desséchées. Une famine épouvantable et des maladies
contagieuses s'abattirent sur la malheureuse ville. La mère d'Ajātaçatru, la
pieuse Vaidehī, lui conseilla de solliciter le pardon du Maître.

La scène figurée (n° 216) répond parfaitement aux descriptions du texte ;
à la partie supérieure, des soldats entourent une source, des hommes
armés entourent la ville. A l'intérieur du palais, la reine Vaidehī supplie le
roi de solliciter son pardon ; une divinité semble appuyer cette requête ³.