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0100 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / Page 100 (Grayscale High Resolution Image)

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doi: 10.20676/00000249
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tentatives infructueuses auprès de Gopā et de Yaçodhara, il est obligé de
partir sans avoir réalisé ses projets.

Le roi Ajataçatru ne désirait plus recevoir Devadatta; ce dernier se vit
un jour interdire l'accès du palais; il fut d'autant plus blessé de ce refus que
la nonne Utpalavarna s'apprêtait à y entrer sans la moindre difficulté. Deva-
datta s'approcha de la religieuse et lui demanda pour quelle raison elle le
privait d'aumônes; il l'accabla ensuite de reproches et la frappa rudement à
la tête. La bhiksuni gravement blessée eut encore la force d'atteindre le cou-
vent où elle mourut peu après.

L'attentat de Devadatta est représenté sur notre peinture (nº 222);
Schiefner et Rockhill sont parfaitement d'accord sur le sexe de la victime
(la nonne Utpalavarna) qui succombe sous les coups de Devadatta. Il est
naturellement impossible de distinguer sur notre illustration une bhiksuni
d'un bhiksu.

Le portier du palais (sgo-rā-ba), contemple cette scène¹.

Devadatta n'ayant pas obtenu la prééminence religieuse, but de ses
désirs, voulut tout au moins s'assurer la souveraineté temporelle; il se
rendit, dans cette intention, à Kapilavastu et demanda Yaçodhara en ma-
riage. Indignée d'une telle proposition, la jeune femme repoussa le traître
qui vint tomber dans la piscine²; Gopa assiste à l'entretien (nº 223).

Devadatta n'avait pas renoncé, en dépit d'échecs répétés, à réaliser ses
ambitieux projets; c'est ainsi qu'il fit assembler les notables de Kapilavastu
pour leur annoncer qu'il prenait la direction du gouvernement (nº 224). Les
Çakyas, loin d'être émus par de telles déclarations, lui conseillèrent mali-
cieusement de se garder des femmes³.