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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0221 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 221 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

ter. L'empereur Hiuan-tsong des T'ang, choqué des différences que présen-
taient les divers manuscrits et de la fantaisie de certains archaïsmes qui s'alté-
raient d'ailleurs de copiste en copiste, résolut d'unifier le texte du classique.
Sur son ordre, 衛包 Wei Pao présenta au trône en 744 un Chou king d'où
toutes les formes archaïques et tous les caractères d'emprunt avaient été
bannis pour être remplacés par leurs équivalents modernes. Dès lors, dans
la littérature des T'ang et des Song, les termes de kou-wen et de kin-wen
prennent une acception technique nouvelle et bien définie : le Chou king en
kou-wen, c'est le Chou king issu de celui de Mei Tso et où des formes « ar-
chaïques » restent mêlées aux formes modernes jusqu'en 744 ; le Chou king
en kin-wen, c'est le même Chou king de Mei Tso, mais écrit exclusivement
en caractères modernes et tel qu'il a été fixé en 744 par Wei Pao¹.
Hiuan-tsong avait ordonné que les exemplaires du Chou king anté-
rieurs à la révision de Wei Pao seraient déposés dans les archives du palais.
Son ordre fut si bien obéi, et si peu d'exemplaires du Chou king en kou-wen
restèrent en circulation, que leur trace se perdit très vite. La recension de
Wei Pao triompha à tel point que jusqu'à ces derniers temps, faute d'un
manuscrit antérieur à l'édit de 744, il était fort difficile d'apprécier avec
quelque exactitude la nature et la portée des changements que cet édit avait
prescrits. Toutes les éditions connues du Chou king, qu'il s'agisse du texte
suivi par 張參 Tchang Ts'an dans la période ta-li (766-779)², du Chou king
gravé sur dalles de pierre en 837 et qui est aujourd'hui conservé dans la
« Forêt des stèles » de Si-ngan-fou³, ou plus tard des éditions sur bois de
la période 長興 tch'ang hing (930-933) ou sur pierre de la période 廣政 kouang-
tcheng (937-966)⁴, n'emploient déjà plus que le dernier texte « en caractères
modernes », c'est-à-dire celui de la révision de Wei Pao.