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0028 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 28 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

personnages, vêtus comme des ascètes brahmaniques et qu'on pourrait
identifier avec Asita et son neveu Naradatta, se tiennent les mains jointes
devant le Bodhisattva¹.

3. — MEURTRE, TRAÎNAGE ET JET DE L'ÉLÉPHANT.

Devadatta ayant tué un éléphant destiné au Bodhisattva, ce dernier,
craignant que la décomposition du corps n'infeste la ville de Kapilavastu,
le jette au delà des remparts.

Trois scènes distinctes sont représentées sur notre peinture (pl. II) ; en
bas, à gauche : 1° Devadatta, la main droite levée, achève l'éléphant blanc.
2° Le jeune Nanda prend l'éléphant pour le porter en dehors de la porte de
la ville. En fait, notre illustrateur exagère quelque peu les capacités phy-
siques de Nanda qui, si nous en croyons le Lalita-vistara, aurait simple-
ment pris l'éléphant par la queue² ; il convient d'ajouter que les proportions
réduites du pachyderme rendent plus vraisemblable le geste de Nanda.
3° Le Bodhisattva débarrasse enfin la ville de ce voisinage incommodant.
« Après avoir pris cet éléphant par la queue, avec le pouce de son pied, et
avoir dépassé sept remparts et sept fossés, il le jette au delà de la ville, à la
distance d'un kroça³. » L'illustrateur tibétain représente, en conformité avec
le texte, les trois phases de cet incident, mais il néglige complètement le
décor. La version gandhârienne commentée par M. Foucher est beaucoup
plus scrupuleuse. « Les trois actes se jouent, pour plus de précision, devant
un décor de murailles et de tours à créneaux percées de meurtrières⁴. »

La mise en scène de cet épisode laisse d'ailleurs beaucoup à désirer, le
rapprochement conventionnel des trois scènes nuit à la clarté de leur déve-
loppement ; les représentations de Nanda portant l'éléphant et du jet de ce
dernier par le Bodhisattva se confondent presque ; il semble même, à pre-
mière vue, que c'est Nanda qui jette le cadavre ; seul, le geste imperceptible
que fait de son pied droit le Bodhisattva rappelle son heureuse initiative⁵.