National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0032 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / Page 32 (Color Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000249
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

11. — La Coupe des cheveux (pl. III).

Le Bodhisattva après avoir quitté sa parure mondaine, décide de sacri-
fier sa chevelure pour bien affirmer le caractère définitif de son renon-
cement.
Le diadème du Bodhisattva et ses joyaux se trouvent déjà réunis à sa
gauche. Le jeune prince se sert d'un couteau-poignard pour couper ses che-
veux qui sont soigneusement recueillis par des devatā. Cette coupe des
cheveux ne se réduit pas, comme le laisse entendre le Lalita-vistara, à
un geste symbolique qui consiste à sacrifier une mèche ; l'opulente che-
velure du Bodhisattva tombe dans les plateaux que lui présentent les
dieux Trayastriṃça ; une divinité remonte au ciel portant un plateau garni
de touffes recueillies. Le caitya, qu'on aperçoit derrière le Bodhisattva, n'est
sans doute qu'une représentation anticipée du monument qui fut érigé pour
commémorer cet épisode. « Là aussi fut bâti un caitya, aujourd'hui encore
il est connu sous le nom de Cūḍapratigrahana (touffe de cheveux recueillie). »
Nous ne sommes point fixés sur le sort destiné au diadème et aux joyaux du
Bodhisattva. L'ancienne école indienne entendait réserver à cette parure
une vénération au moins égale à celle qui fut assurée aux mèches du Bodhi-
sattva¹.

12. — La Visite aux précepteurs brahmaniques.

Le Bodhisattva ayant renoncé au monde, se met à la recherche d'un
maître.
Le Bodhisattva s'adresse tout d'abord à un ascète brahmanique (pl. III,
en haut, à gauche) ; ce dernier reste assis et lève la main gauche. Un peu
plus loin deux ṛsi s'abritent dans une hutte de branchages, ce sont peut-
être les deux ṛsi Udraka et Ārada Kalama. « Le Divyavadana, remarque
M. Foucher², paraît en effet admettre la possibilité d'une scène unique à