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0057 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 57 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

et ajoute une certaine quantité de liquide (nº 71), il présente le patra au
Buddha qui, cette fois, le reçoit debout (nº 72).

Puis « il s'en va hâter l'instant de jouir de la renaissance privilégiée
que lui assure le mérite de sa bonne œuvre » ¹ ; en se précipitant la tête la pre-
mière dans une source qui jaillit au pied même de l'arbre tala (pl. X, nº 73).


36. — Le naga Elāpatra, changé en brahmane, rend visite a Naradatta,
pour lui demander l'explication d'une pièce de vers.


Cet épisode est traduit avec de légères variantes par Schiefner et Rock-
hill². « Il y avait, nous dit la légende du Dulva, dans la région des dieux
Tusita, une sentence de Buddha en deux çloka, qui commençait ainsi :
« Celui qui est maître et roi, tout en étant sous l'empire des passions, est,
(par cela même) couvert de poussière³. » Personne en dehors de Bhagavat ne
pouvait expliquer cette sentence. Vaicravana en prit une copie, qu'il trans-
crivit sur une table de pierre, à Atakavati. Lorsque le Yakṣa Suvarnapra-
bhāsa y aperçut ces çloka qu'il ne put expliquer, il importa la copie à Taksaçila
à son ami le roi naga Elapatra et lui dit : O ami, cet écrit est une sentence
de Buddha ; comme personne n'en comprend le sens, fais dire dans toutes
les villes d'alentour : « Je donnerai à la ville qui expliquera ce proverbe un
« lakh d'or ; celle qui n'en sera pas capable ne mérite pas le nom de ville. »
Là-dessus, le roi nāga prit la forme d'un brahmane et se rendit avec l'or
dans toutes les villes, en suivant l'ordre, jusqu'à ce qu'il fut arrivé à Vara-
nasi où il proclama la sentence à tous les carrefours. Tout le monde s'étonna,
mais comme personne n'était capable de donner l'explication demandée, les
gens lui dirent : « Demande donc au neveu du ṛṣi Asita, Naradatta, né dans
le pays de Kanyakubja et qui, dans la solitude, dirige l'instruction de
500 brahmanes dans les Veda, etc. » Lorsqu'il se fut adressé à Naradatta,
ce dernier lui dit : « Bien, fils de brahmane, je te donnerai le sens. » —
« Quand ? » — « Dans douze ans. » — « Oh ! grand ṛṣi, c'est un trop long
délai, je te donne sept jours⁴. »