国立情報学研究所 - ディジタル・シルクロード・プロジェクト
『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ
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| 0205 |
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 |
| 東アジアの記憶 : vol.2 |
引用情報
OCR読み取り結果
anciens (conservé) au palais » ; cette dernière expression doit remonter à
Licou Hin lui-même.
On sait d'autre part que Licou Hin avait repris et achevé, sous le titre
de 七略 Ts'i lio, le catalogue bibliographique que son père Licou Hiang
avait établi antérieurement sous le titre de 別錄 Pie lou¹. Le chapitre biblio-
graphique du Ts'ien han chou n'est en principe qu'un résumé du Ts'i lio de
Licou Hin. Or, on lit dans ce chapitre : « Le Chang chou en caractères
anciens provient du mur (de la demeure) de K'ong-tseu (Confucius). A la
fin du règne de l'empereur Wou (140-87), le roi Kong de Lou abattit la
demeure de Confucius dans le dessein d'agrandir son palais. Or il trouva le
Chang chou en caractères anciens, ainsi que le Li ki, le Louen yu, le Hiao
king, en tout plusieurs dizaines de sections; tous (ces textes) étaient en
caractères anciens (古字 kou-tseu). Le roi Kong entra dans la demeure (de
Confucius). Il entendit des sons de tambours, de luths, de cithares, de clo-
ches et de pierres sonores. Alors il eut peur; il s'arrêta, et ne détruisit pas
(la demeure de Confucius). K'ong Ngan-kouo était un descendant de Con-
fucius. Il obtint tout ce Chou (king) et, en le comparant aux 29 sections (de
l'école de Fou-cheng), il obtint 16 sections de plus. (K'ong) Ngan-kouo
présenta (son texte) au trône. L'affaire des sortilèges se produisit. (Le texte
de K'ong Ngan-kouo) ne fut pas reconnu comme texte d'enseignement
officiel. Licou Hin compara le (texte) en kou-wen du palais (tchong kou-
wen, c'est-à-dire le manuscrit offert par K'ong Ngan-kouo) avec le texte
du classique enseigné par les trois écoles de Ngeou-yang et du grand et du
petit Hia-heou. (Dans le texte de ces trois écoles, il reconnut que), à la sec-
tion Tsieou-kao, il manquait une fiche (de bambou) 簡 Kien) ; à la section
Chao-kao, il manquait deux fiches. Quand la fiche était de 25 caractères, il
manquait bien 25 caractères ; quand la fiche était de 22 caractères, il man-
quait bien 22 caractères². Il y avait plus de 700 variantes de caractères,
et plusieurs dizaines de caractères (isolés) manquants... »
Il est clair que ce n'est pas là le texte même de Licou Hin ; celui-ci en
particulier n'aurait pas parlé de son père en l'appelant par son nom per-
sonnel. Il y a toutefois des correspondances verbales qui apparentent ce
texte à la lettre de Licou Hin citée plus haut. On peut donc admettre que
dès les premières années du Iᵉʳ siècle avant notre ère, la tradition relative à
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