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0225 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 225 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

kou-wen paraît avoir été connu jusqu'à l'époque mongole, car dans la littéra-
ture de cette époque, on rencontre cette phrase dédaigneuse : « Le Kou wen
chang chou (Chou king en kou-wen) est l'œuvre de gens récents qui ne con-
naissaient pas l'écriture « sigillaire » et qui ont compilé [leur texte] au moyen
du [Kou wen sseu cheng] yun de Hia Song; il ne répond pas à la [forme] an-
tique [primitive] ¹. » Dès le XIVe siècle toutefois, toutes les éditions du schou

former un rouleau ou une liasse : c'est le cas par
exemple du magnifique estampage de l'Ujrache-
dike calligraphié par Lieou Kong-K'iuan et que j'ai
retrouvé à Touen-houang. Que d'ailleurs on ait
connu ou cru connaître sous les Song le Chou king
en kou-wen, c'est-à-dire antérieur à la révision
de 744, les éditions successives dont je viens de
parler sont là pour l'attester. Quant aux autres
traces du Chou king en kou wen qu'on a voulu re-
trouver dans la littérature des Song, elles sont très
peu nombreuses, et me paraissent au moins dou-
teuses. En effet, M. Shimada Gentei (kou wen shou
chou k'ao (ch. 3, fº 1) invoque, sur la foi du Mong
k'i pi t'an, un édit de l'empereur T'ai-tsong des
Song (et non des T'ang, comme le répète Legge, à
la suite de l'erreur de quelques érudits chinois,
dans Chin. Classics, III, t. 415), où il est prescrit de
lire, dans le Tribal de 30, 芸士夢作义, ce qui
est la leçon d'un « exemplaire ancien » : 右木 ob-
tenu par T'ai-tsong, au lieu de 芸夢士作义, qui
était alors la leçon courante. M. Shimada suppose
que l' « exemplaire ancien » de T'ai-tsong est l'édi-
tion du Chou king en kou-wen publiée par Kouo
Tchong-chou en 959. Cela me paraît bien peu pro-
bable. Il semble certain que la recension de Mei
Tso, tout comme la révision de Wei Pao, donnaient
la leçon condamnée par T'ai-tsong; si Kouo Tchong-
chou a eu un texte antérieur à la révision de 744, il a
dû donner précisément la leçon que T'ai-tsong re-
jetait, et si le texte en kou-wen, en passant de Kouo
Tchong-chou à Lu Ta-fang et à Sie Ki-suan, donna
aujourd'hui la leçon adoptée sur l'ordre de T'ai-
tsong, c'est que les éditeurs ont cru, sur la foi de
T'ai-tsong, que tel était le texte primitif et ont
corrigé en conséquence. En réalité, T'ai-tsong
n'avait pas besoin du texte de Kouo Tchong-chou
pour promulguer son édit ; la leçon qu'il prescrit
d'adopter est en fait celle des classiques sur pierre
de 837, où elle résulte vraisemblablement d'une
erreur, et c'est sans doute là l' « ancien exemplaire »
sur lequel l'édit s'est appuyé; cf. d'ailleurs Touen
Yiu-ts'ai, op. laud., ch. 570, fº 31-34. On a égale-
ment invoqué un édit de 1124, où l'empereur
prescrit de rétablir dans la section Hong-fan la
leçon 猷 p'o du « vieux texte » (b) 木 Kieou-pen,
au lieu de 猷 p'o (cf. Legge, Chin. Classics, III, n.
331). Mais kieou-pen ne signifie pas kou-wen. Il est
certain d'ailleurs que le kou-wen avait bien 猷 p'o.

mais il n'était pas besoin d'un exemplaire anté-
rieur à la révision de 744 pour le savoir, car le
changement, indépendant de la révision de Wei
Pao s'était produit en vertu d'un édit spécial de
Hiuan-tsong que les chapitres sur la littérature du
Sin T'ang chou et le T'ang houei yao datent à tort de
726, mais dont le Ts'o fou yuan kouei reproduit le
texte entier en le datant de 745, un an après l'édit
ordonnant la révision qui fut confiée à Wei Pao
(Legge se trompe en datant de 744 l'édit sur le
Hong-fan). On savait donc par ces documents
qu'avant Hiuan-tsong, le Chou king avait 猷, et
l'édit impérial de 1124, qui annule celui de Hiuan-
tsong, ne suppose pas en soi la connaissance des
éditions de Kouo Tchong-chou ou de Lu Ta-fang;
sur cette correction au Hong-fan, cf. Touan Yiu-ts'ai,
op. laud., ch. 580, fº 18-20.
¹ Ce passage est cité par Li Yu-souen (ch. 1,
fº 6 vº) comme tiré du 書法考 Chou fa k'ao de
鄭惺明 Cheng Hi-ming, et par M. Shimada
(ch. 3, fº 10 rº) comme provenant du 學古編 Hio
kou pien. Le Hio kou pien, en 1 ch., fut achevé en
1300; c'est l'œuvre d'un écrivain célèbre, 吾邱
衍 Wou-k'ieou Yen, qui n'a pas de biographie
dans l'Histoire des Yuan, mais dont les écrits nous
sont parvenus presque en entier (cf. B. E. F. E.-O.,
II, 196; IX, 221). Plusieurs d'entre eux, y compris le
Hio kou pien, ont été récemment rééditées dans
le 武林佳哲遺著 Won lin wang tcho yi tcho; le
passage en question s'y trouve au fº 11 rº et vº.
Quant au 書法考 Chou fa k'ao en 8 ch., c'est une
œuvre sur les diverses sortes d'écriture (y compris
des écritures étrangères, comme l'écriture indienne
et l'écriture mongole), composée en 1344 par Cheng
Hi-ming, lequel était d'une famille de Koutcha au
Turkestan chinois. Le Chou fa k'ao est l'objet d'une
notice dans le Sseu k'ou... (ch. 112, fº 45 vº-46 rº);
il a été réédité dans les temps modernes par 曹
寅 Ts'ao Yin, mais je n'ai jamais vu cette édition.
On possède une autre œuvre de Cheng Hi-ming,
le 蒲萄洛着山傳 Pou t'o lo kie chan tchouan,
qui est une description des sanctuaires de l'île
P'ou-t'o, et qui a été réimprimée en 1884 par 蔣清
翊 Tsiang Ts'ing-yi à la suite des anciennes Des-
criptions du Won t'ai chan (cf. Tsang Pan, 1912, II,
XIII, 504; la lecture Tsiang Ts'ing-yi est moins
usuelle que Tsiang Ts'ing-yi). Dans le passage du
Chou fa k'ao qui nous occupe ici, il est clair que

ASIE ORIENTALE. — II. 20