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0226 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2
東アジアの記憶 : vol.2
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.2 / 226 ページ(カラー画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

king en kou-wen, depuis celle de Kouo-Tchong chou jusqu'à celle de Tch'ao
Kong-wou, avaient disparu en Chine. Il n'y restait plus que le Chou kou-
wen hiun, c'est-à-dire les gloses écrites par Sie Ki-siuan d'après l'édition de
Lu Ta-fang. L'œuvre de Sie Ki-siuan servit à son tour de base, dans la pre-
mière moitié du XIXe siècle, à un travail d'exégèse sur les formes du Chou
king antérieures à la révision de Wei Pao, le 貟書昔古定釋文 Chang chou
li kou ting che wen de 李遇孫 Li Yu-souen¹. Li Yu-souen s'efforçait de mon-
trer que les formes conservées par les gloses de Sie Ki-siuan étaient bien des
formes anciennes, et, à la suite de son travail, reproduisait le texte entier du
Chou king en kou-wen tel qu'il résultait de ces gloses. C'est un texte bourré
de formes « archaïques », et où il n'y a pas un caractère sur deux qui s'écrive
à la manière usuelle². Si telles étaient les éditions de Kouo Tchong-chou et
de Lu Ta-fang, il est évident qu'on ne peut guère concilier ce foisonnement
de formes « archaïques » avec l'affirmation de Lou To-ming qui déclare, vers
l'an 600, que, dans les bons manuscrits du Chou king en kou-wen, les formes
« archaïques » sont « peu nombreuses » (㝵㝵).

Mais, une fois de plus, le Japon avait conservé une œuvre chinoise per-
due en Chine : l'œuvre de Lu Ta-fang y est encore représentée par les exem-
plaires rarissimes d'une édition japonaise de 1322 et d'une réédition de 1506.
Par ces éditions japonaises, il est donc possible de remonter indirectement
non seulement jusqu'à l'édition de Lu Ta-fang, mais probablement jusqu'à
celle de Kouo Tchong-chou. C'est ce qu'entreprit au début du XIXe siècle
Jouan Yuan, qui n'avait d'ailleurs accès aux formes des éditions de 1322 et
de 1506 que par les citations qu'en reproduisaient 山井鼎 Yamai Kanaye et
物觀 Bukkwan dans leur 七經孟子攷文補遺 Ts'i king mong tseu k'ao wen
pou yi³. La conclusion de Jouan Yuan est que Kouo Tchong-chou ne s'est