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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0026 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
東アジアの記憶 : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / 26 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

ment très regrettable que nous ne possédions pas de reproductions satisfai-
santes de tous les médaillons — et ce n'est guère — de la balustrade de
Bodh-Gayâ, assurément aussi ancienne et d'apparence plus archaïque que
celle de Barhut. Cet album comblerait à peu de frais une lacune des plus
graves dans nos documents ; et sa préparation serait d'autant plus aisée
que les efforts du directeur général de l'Archéologie, secondés par l'influence
vice-royale de Lord Curzon, ont réussi à ramener autour du sanctuaire
bouddhique les piliers qui s'étaient égarés dans le couvent çivaïte voisin.
Nous avons déjà insisté ailleurs sur le caractère extraordinairement sché-
matique de ces vieilles compositions. Ce qui nous intéresse surtout aujour-
d'hui, c'est de savoir si, à côté des scènes de la vie dernière du Buddha, il
s'en rencontre également qui soient empruntées à ses vies antérieures. Pour
nous renseigner sur ce point, il n'y a presque rien à tirer, comme nous
allons voir, des dessins de Râjendralal Mitra ; mais sur la médiocre planche
où Cunningham «a donné douze spécimens des médaillons les plus intéres-
sants », nous croyons aussitôt reconnaître, à côté de huit miracles du Maître,
au moins deux jâtaka ¹. Le premier est justement une réplique d'une des
plus désespérantes énigmes de Barhut : ici aussi l'on voit sortir d'un « arbre
des souhaits » des mains empressées à servir le héros de nous ne savons au
juste quelle aventure ². Le second serait une des nombreuses versions de
l'édifiante histoire de l' « éléphant à six défenses » (cf. plus bas, p. 13-15) :
seulement nous n'assistons pas ici au meurtre de l'animal ni au don qu'il
fait de ses défenses à son meurtrier ; l'épisode choisi par l'artiste est celui
où le chasseur rapporte sur ses épaules son double faix d'ivoire au roi et à
la reine de Bénarès.

Un autre jâtaka, omis par Cunningham, et sur lequel un mauvais dessin
de Râjendralal Mitra a depuis longtemps attiré l'attention ³, est reproduit
photographiquement sur notre planche I, 9. Son trait caractéristique est la
tête de cheval qu'il prête à la femme nue, debout sur la droite, devant le
paysage de rochers où se dissimule sa caverne. M. C.-R. Lanman, sur la
foi du sanskrit classique, a voulu appeler ce monstre femelle une Kinnarî ⁴ ;