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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0046 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
東アジアの記憶 : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / 46 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

la capitale talaing tomba entre les mains des Birmans ». Aussi bien, la tra-
dition indigène veut-elle que le conquérant Anawratha (Anuruddha) ait
ramené de Thatôn à Pagan, en même temps que les moines bouddhiques
et les écritures pâlies, les meilleurs ouvriers d'art.

Est-ce à dire maintenant que les coroplastes pégouans aient créé ces
séries de toutes pièces ? Ou supposera-t-on tout au moins qu'ils ont pris les
premiers l'initiative de reproduire en relief, par un procédé à la fois rapide
et économique, et pour un emploi architectural de longue durée, les illus-
trations peintes du recueil des jâtaka? Nous avons déjà vu que le mode de
ces suites de peintures florissait dès le vᵉ siècle à Ceylan, d'où elle a dû passer
en Birmanie; et l'on pourrait alléguer à l'appui de cette opinion qu'il sub-
siste effectivement dans le pays des débris de fresques anciennes, alignant
dans des rangées de petits cadres superposés autant de renaissances d'un
style tout à fait analogue à celui des bas-reliefs ¹. Il nous paraît toutefois plus
naturel d'admettre que, comme d'habitude, les praticiens indo-chinois aient
reçu de l'Inde l'idée, voire même les premiers modèles de ces carreaux de
brique par l'intermédiaire des colonies indiennes du delta de l'Irawadi; et
si les chaînons de cette transmission nous échappent, c'est simplement que
l'histoire de la décoration en terre cuite dans le bassin du Gange reste encore
à faire. On peut espérer que les fouilles la feront. Dans les plaines alluviales
de l'Hindoustan, la rareté de la pierre devait forcément conduire à lui sub-
stituer la brique. Là-dessus Cunningham a dès longtemps résumé les résul-
tats de sa vieille expérience : « Sur tous les sites anciens, dit-il, on trouve
en abondance des briques soit sculptées, soit modelées, et je suis arrivé à la
conviction que beaucoup des plus fameux monuments de l'Inde septentrio-
nale au temps de l'invasion musulmane devaient être bâtis entièrement en
briques, et étaient décorés d'ornements et de hauts-reliefs en terre cuite ². »
Tel est le cas du curieux temple de Bhitargaon, sur lequel M. Vogel vient
d'attirer à nouveau l'attention, et d'un édifice dégagé par le même archéo-
logue sur l'antique emplacement de Çrâvastî ². A la vérité, la décoration de ce
dernier semble se rapporter également à la légende brahmanique, dans
l'espèce au Râmâyana : mais il ne faut pas désespérer que l'Archaeological
Survey n'exhume quelque jour, sur le pourtour d'un monument bouddhique,