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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0050 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
東アジアの記憶 : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / 50 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

d'un vieil usage indien que ne nous atteste aucun des anciens monuments de
l'Inde, ni même du Cambodge ou de Java. La difficulté n'est pas mince, mais
il nous semblerait encore plus difficile d'admettre l'autre solution possible
du problème, à savoir que le type birman du rishi ait été refait après coup sur
la description que donne d'Isisinga le texte que nous venons de citer, et en-
suite abusivement étendu au reste de la confrérie. Or, il semble bien que
nous n'ayons le choix qu'entre ces deux hypothèses ; et ainsi l'on est for-
cément amené à se demander s'il ne faudrait pas chercher dans cette coif-
fure biscorne un héritage traditionnel des vieux prêtres-sorciers de cette
partie de la péninsule transgangétique, les mystérieux Aris ou Aran : ces
derniers auraient en effet commencé par être des Araññakas ou Āra-
ṇyakas, autrement dit des ermites « forestiers » à la façon des anachorètes
brahmaniques¹. Quoi qu'il en soit, un fait reste hors de doute : c'est que, dans
l'école de Pagan, le chignon à deux cornes est le signe caractéristique, le
lakshana presque constant du rishi.

Ceci posé, si nous voulons en apprendre davantage au sujet de notre
planche IV, 7, il faut nous référer au texte du jātaka nº 509, lequel porte en
effet le titre de Hatthipāla. À n'en retenir que les lignes essentielles, nous y
lisons à peu près ceci : Un roi de Bénarès et le brahmane, son chapelain,
n'ont pas d'enfants et s'en désolent. Ils conviennent que si l'un des deux
vient à avoir un fils, ce fils recueillera leur double héritage. Le brahmane
obtient, par l'intermédiaire de la divinité d'un arbre, sous menace de l'abattre
à coups de cognée, que dans le sein de sa femme s'incarne un des habitants
du ciel d'Indra, parvenu au terme de son existence paradisiaque. Le com-
mentaire a même cru devoir partager entre quatre de ces dieux à fin de
bail les nombreuses stances qui constituent proprement le jātaka ; mais,
ici, seul l'aîné des quatre fils du brahmane nous importe. Pour l'empêcher
d'entrer en religion, comme la divinité de l'arbre l'avait prédit, on le fait
élever, bien que né dans une famille de brahmanes, parmi les gardiens d'élé-
phants (hatthipāla) dont il a gardé le nom. Pour plus de sûreté, le roi et son
ministre ont même pris soin de bannir du royaume tous les religieux, dont
la vue aurait pu éveiller la vocation du jeune homme. Cependant, quand il
a atteint l'âge de seize ans, au moment de le désigner comme héritier pré-
somptif, les deux hommes d'État sont pris de scrupules politiques et tiennent