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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0133 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
東アジアの記憶 : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / 133 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

L'inscription disait encore :

Les maîtres de la loi P'ing P'ou-fong, Tchang Jo-chouei, Kao Wei-hiu et le jeune
garçon Yen-tchong, pendant trois jours et trois nuits, sont montés sur l'autel, et ont
fait le jet et l'annonce. Pour moi, craignant que les hauteurs et les vallées ne changent
mutuellement de place, j'ai élevé un tertre sur la montagne¹ et j'ai gravé cela.
法師平步風張若水高味虛童子延忠等。三日三夜登壇投告。僕恐陵谷推
移。封山刻焉。

Cette inscription devait avoir été signalée avant Ye Yi-pao, car déjà
sous les Ming, le Ti king king wou lio 帝京景物略 de Lieou T'ong 劉侗
(cité dans le Ye hia kieou wen kao, chap. cxxx, p. 7b) dit, en parlant de la
grotte K'ong-chouei 孔水洞 qui se trouve sur la montagne Fang : « Parfois
il y a un dragon blanc qui en sort et qui soudain se transforme en un
poisson. Pendant la période k'ai-yuan (713-741), quand il y avait une séche-
resse (l'Empereur) envoyait chaque fois un délégué pour y jeter des anneaux
de jade 投玉壁. Sous la dynastie Kin 金, pendant la période t'ai-ho (1201-
1204), soudain un ruisseau de fleurs de pêcher en sortit ; leurs pétales étaient
grosses comme une pièce de monnaie d'une valeur de cinq 當五錢. »

Le Ki fou t'ong che 畿輔通志 (terminé en 1725) connaissait encore le
petit monument cité par Ye Yi-pao, car, dans sa notice sur la montagne Ta-
fang (dans la section « Montagnes et cours d'eau » 山川 citée dans la sec-
tion Chan tch'ouan tien du T'ou chou tsi tch'eng, chap. xi, p. 4b du para-
graphe Ta fang chan pou houei k'ao), il dit, en parlant de la grotte K'ong
chouei : « Pendant la période k'ai-yuan, on lui adressa des prières en se
servant de dragons et d'anneaux de jade blancs, et aussitôt on fut exaucé. »

Aujourd'hui cependant, ce monument ne se trouve plus à sa place ori-
ginelle. Le Kien kou lou (chap. viii, p. 16b) de Wou Che-fen, rédigé vers
1850, dit qu'il était autrefois sur la montagne Fang, mais qu'il est conservé
maintenant chez un collectionneur de Ta-hing 大興 (Péking). Dans le
Chouen tien fou tche 順天府志, Miao Ts'iuan-souen 繆荃輔 déclare
(chap. cxxviii, p. 13b-14a) n'avoir pas vu l'inscription et indique que, d'après
le Ki fou sin tche 畿輔志, elles se trouveraient dans le palais du beile Houei
榆貝勒. Plus tard, cependant, Miao Ts'iuan-souen entra en possession de
la stèle elle-même, comme il nous l'apprend dans le Yi fong t'ang wen tsi