National Institute of Informatics - Digital Silk Road Project
Digital Archive of Toyo Bunko Rare Books

> > > >
Color New!IIIF Color HighRes Gray HighRes PDF   Japanese English
0187 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / Page 187 (Grayscale High Resolution Image)

New!Citation Information

doi: 10.20676/00000249
Citation Format: Chicago | APA | Harvard | IEEE

OCR Text

L'ouvrage taoïste intitulé Long jouei kouan yu hiue yang ming tong
t'ien t'ou king (Wieger, 599; C. T., 155, fasc. 7) est une monographie de
ce lieu saint qui a été composée en 1414 par Li Tsong-Ngo 李宗諤; nous y
apprenons que, d'après la tradition, Yu le Grand y aurait trouvé les écrits
magiques qui lui révélèrent le moyen de maîtriser les eaux; c'est pourquoi le
nom de la grotte est Yu hiue yang ming tong t'ien 禹穴陽明洞天; le même
ouvrage nous atteste que, depuis la période k'ai-yuan (713-742) des T'ang
jusqu'à la sainte dynastie Song, chaque année, au printemps, on envoie
des délégués pour jeter des fiches de jade et lâcher des dragons d'or dans
la grotte yang-ming 唐開元以來洎徽宋每年春遣使投玉簡放金龍於陽明洞.
Il n'y a sans doute pas lieu d'attribuer une valeur scientifique aux
quatre mots « Lieu céleste profond yang-ming » 陽明洞天, que fit graver, à
l'entrée d'une grotte située sur le territoire de Nan-ning fou 南寧府 (province
de Kouang-si), le fameux Wang Cheou-jen 王守仁 (1472-1528), lorsque son
expédition de 1527 contre le pays de Sseu-t'ien 思田 l'amena dans ces
parages (cf. Kouang yu ki, chap. xx, p. 25b).

Nº 11.

Du T'ai-po chan¹, le lieu céleste profond Hinan-tô; il a 500 li; il est dans la
sous-préfecture de Tcheou-tche, qui dépend du district de la capitale. La est l'autel
que fit apparaître T'ai-chang².

La montagne T'ai-po 太白 est à 40 li au Sud-Est de la sous-préfecture
de Mei 郿 qui dépend de la préfecture de Fong-siang 鳳翔, dans la province
de Chàn si. Elle est fort haute et les neiges y sont durables, c'est pourquoi
on l'appelle T'ai-po « la grande blanche ». Le Mei hien tche 郿縣志,
reproduisant d'anciennes traditions dit : « Au sommet, il n'y a aucune
végétation; il s'y trouve trois étangs. Lorsque des soldats passent au bas
de la montagne, ils ne frappent pas du tambour, ni ne sonnent de la conque;
s'ils le faisaient, un vent impétueux et une pluie violente se produiraient
aussitôt². » Cette montagne est donc capable de faire tomber la pluie; c'est
ce qui explique pourquoi, en temps de sécheresse, on monte au sommet
pour prononcer des prières; on prend alors de l'eau des étangs sacrés, et on