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0240 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
東アジアの記憶 : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / 240 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

fasc. 1, p. 16°) : « De la mer orientale le roi qui
développe la bienfaisance 廣德王 ; il réside sur
le territoire de l'arrondissement de Lu 棠 (Chan-
tong) ; — de la mer méridionale le roi qui déve-
loppe le bénéfice 廣利王 ; il réside sur le terri-
toire de l'arrondissement de Kouang 廣 (Kouang-
tong) ; — de la mer occidentale le roi qui développe
la fertilisation 廣潤王 ; il réside sur le territoire
de T'ong 同 (Chàn-si) ; — de la mer septentrionale
le roi qui développe l'humectation 廣澤王 ; il
réside sur le territoire de Lo 洛 (Ho-nan). »
49. Les vingt-huit mansions lunaires. — Pour
chacune de ces catégories de dieux, les cavaliers
divins qui sont à leur service sont au nombre de
neuf cent mille myriades (voyez plus loin, p. 180,
l'énumération parallèle).
49°. Dans l'énumération parallèle, ces fonction-
naires sont appelés 三十二大靈登真事 ; les
cieux dont il est question sont donc les trente-deux
cieux qui sont : les quatre cieux qui sèment le
peuple 種民四天; les quatre cieux du monde du
sans-forme (arûpabhûta) 無色界四天; les dix-
huit cieux du monde de la forme (rûpabhûta),
色界十八天; les quatre cieux du monde du
désir (kâmabhûta) 欲界六天 (cf. Wieger, 1304;
C. T., boîte 142; fasc. 2, p. 52; p. 53°; — Wieger,
1205; C. T., boîte 436, fasc. 6, p. 2°).
50 La présentation de la requête 拜表 avait
pour but de renvoyer satisfaits les dieux qu'on
avait fait venir par l'offrande de la composition
littéraire 上章. C'est pourquoi un texte dit (cf.
Wieger, 1206; C. T., boîte 433, fasc. 2, p. 2°) que
l'essentiel de la cérémonie du jeûne tchen était
dans l'offrande de la composition littéraire et dans
la présentation de la requête 惟在上章拜表.
Entre ces deux rites s'intercale, comme nous l'avons
vu, la lecture du discours 詞 par lequel on informe
les dieux qui sont présents du but de la cérémonie.
Pour présider à la réussite de ces trois moments
de l'office sacré, il y avait des divinités spéciales
qui étaient appelées « les fonctionnaires divins
préposés à l'offrande de la composition littéraire,
du discours et de la requête » 上章詞表靈官 (cf.
Wieger; C. T., boîte 143; fasc. 2, p. 5°).
4. Cf. p. 173, l. 33.
51°. Le palais d'or 金闕 ou, plus littéralement,
la porte d'or, est la résidence du Tao suprême.
L'officiant pour éviter de s'adresser directement à
cette majestueuse divinité, parle aux fonctionnaires
qui sont au bas de la porte de son palais 金闕下;
cette formule peut être comparée aux expressions
du langage laïque 陛下, « ceux qui sont au bas des
escaliers de la salle du trône », en s'adressant à
l'empereur; 殿下 « ceux qui sont au bas de la
salle », en s'adressant à un prince; 閣下 « ceux
qui sont au bas du pavillon à étage », en s'adres-
sant à un haut dignitaire.
52. 盟告三官. Il y a ici deux termes à ex-
pliquer, celui de la déclaration faite avec serment

et celui des trois magistrats. Pour ce qui est du
serment, le texte suivant me paraît en indiquer
l'origine (cf. Wieger, 1204; C. T., boîte 431, fasc. 7,
p. 7°-8°) : « Au-dessous des neuf Puretés 九清, il
y a la porte d'or (= le palais) 金闕 de la capitale
de jade 玉京 du grand Régulateur qui n'a pas de
supérieur 無上大羅 ; dans (ce palais) il y a les
règles des vérités essentielles jurées 盟真之科;
elles sont cachées dans un coffre de jade 玉匱;
elles constituent la doctrine des règles qui dépen-
dent du Ling-pen et qui sauvent universellement
l'invisible et le visible 靈寶書度幽明之法門
也. Depuis que (le kalpa) tch'e-ming 赤明 com-
mença son évolution, les recueils divins qui secou-
rent ceux qui souffrent et qui sauvent les pécheurs
tels qu'ils avaient été prononcés par le vénérable
divin Yuan-che 元始天尊, furent l'objet d'un
serment véridique et d'un engagement contracté
entre toutes les myriades de saints qui jurèrent
que leur désir était pendant des centaines de mil-
liers de kalpa de secourir et de sauver ceux qui
souffrent et ceux qui ont fait des fautes; c'est de
là que vient l'expression « vérités essentielles
jurées ». Dans les règles des vérités essentielles
jurées, il y a trois catégories : en haut il y a les
règles de l'Écrit d'or du 金籙 principe supérieur
上元; au milieu il y a les règles de l'Écrit de jade
玉籙 du principe médian 中元; en bas il y a les
règles de l'Écrit jaune 黃籙 du principe inférieur
下元. »
Du rituel que nous traduisons, il semble ré-
sulter que lorsqu'un moine taoïste entrait en reli-
gion, il s'engageait par serment, comme les milliers
de saints ses prédécesseurs, à observer les vé-
rités essentielles qui contenaient les règles propres
à secourir et à sauver les vivants et les morts.
Ces règles se divisaient, avons-nous vu, en
trois catégories suivant qu'elles se rattachaient à
l'un des trois principes 三元 qui sont le Ciel, la
Terre et l'Eau 天地水; or ce sont les divinités qui
président à ces trois principes qu'on appelle les
trois magistrats 三官. On comprend dès lors pour-
quoi notre rituel dit que le moine taoïste a prêté
serment aux trois magistrats; ce sont en effet ces
divinités qui sont préposées aux règles véritables
des rites grâce auxquels on secourt et on sauve les
âmes.
Les noms des trois magistrats sont les sui-
vants : 1° du principe supérieur le grand Em-
pereur Tsen-wei, magistrat du Ciel, qui confère les
bonheurs 上元賜福大官紫微大帝; 2° du
principe médian le grand Empereur Ts'ing-hiu, ma-
gistrat de la Terre qui pardonne les fautes 中元
赦罪地官清虛大帝; 3° du principe inférieur
le grand Empereur Tong-yin, magistrat de l'Eau,
qui délivre des difficultés 下元解厄水官洞陰
大帝.
Les trois magistrats étaient à la tête de tout un
ensemble de fonctionnaires divins; pour chacun des