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『東洋文庫所蔵』貴重書デジタルアーカイブ

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0249 Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3
東アジアの記憶 : vol.3
Mémoires Concernant l'Asie Orientale : vol.3 / 249 ページ(白黒高解像度画像)

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doi: 10.20676/00000249
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OCR読み取り結果

151. Les yu-che sont les censeurs.
152. Ce sont les maîtres qui président aux trente-six livres vénérables ; cf. note 37, p. 202.
153. 天師嗣師系師. Dans un autre texte (Wieger, 1472, C. T., 458, fasc. 8, p. 68°) l'invocateur s'adresse à 天師女師嗣師係師三師君大夫人 ; c'est-à-dire « au maître céleste et au maître féminin, au maître par hérédité et au maître continuateur et aux nobles femmes de ces trois maîtres ». Ce passage est obscur à cause de l'introduction du maître féminin 女師.
Il devient plus clair si on le rapproche d'une formule que nous relevons dans un ouvrage de Tou Kouang-Ting lui-même (Wieger, 612, C. T., 159, fasc. 8, p. 18°) : 天師女師三師君門下 « leurs seigneuries les trois maîtres qui sont les maîtres célestes et les maîtres féminins ». Il s'agit donc de trois maîtres et qui sont tous le titre de maîtres célestes, mais qui, comme le marque la formule précédente, peuvent être distingués comme étant le maître céleste, le maître par hérédité et le maître continuateur, c'est-à-dire ceux-là mêmes qui sont mentionnés dans notre rituel. Qui sont maintenant ces trois maîtres et pourquoi faut-il on intervenir à côté du maître céleste un maître féminin qui doit se répéter pour chacun des trois maîtres? Je crois qu'on peut identifier les trois maîtres avec les membres de la famille Tchang qui sont Tchang Hing 張陵, son fils Tchang Hing 張衡 et son petit-fils Tchang Lou 張魯 ; un texte du Pien tcheng louen (Trip. Tokyo, 37, 8, p. 66°) nous apprend en effet que Tchang Hing était appelé le maître continuateur 嗣師, Tchang Lou le maître par hérédité 嗣師, et que les trois Tchang étaient surnommés les trois maîtres 號曰三師, tandis que leurs femmes étaient surnommées les trois dames 三人之妻號爲三夫人.
154. Ces trois maîtres me paraissent être ceux qui ont fait l'instruction d'un religieux taoïste et qui sont pour lui ce qu'étaient l'upadhyaya et l'acarya pour un religieux bouddhiste. Leur disciple, une fois devenu religieux leur vouait une reconnaissance particulière ; il les faisait participer au bénéfice de toute œuvre pie qu'il accomplissait ; c'est ainsi que, dans un autre rituel (Wieger, 1478, C. T., 458, fasc. 9, p. 6°), l'officiant souhaite agir d'abord pour le bien de l'Empereur et de ses ministres, et pour celui du préfet et du sous-préfet dont dépend la localité, puis pour celui de ses maîtres des livres saints, des registres et de salut 大及經籍度師 et aussi pour celui des hommes à la résolution profonde qui ont étudié avec lui, pour ses parents aux neuf degrés, etc. — Dans ce même rituel (Wieger, 1278, C. T., 458, fasc. 9, p. 2° a 3°), l'officiant commence par une invocation à ses trois maîtres qui sont sans doute censés être morts : « Je pense à mon maître des livres saints 經, en quelque lieu qu'il se trouve ; de cœur je l'adore et je me prosterne par trois fois ; je souhaite que mon maître obtienne le Tao des Immortels et que moi-même je m'élève jusqu'au salut. Je pense à mon maître des registres 籙師, en quelque lieu qu'il se trouve ; de cœur je l'adore et je me prosterne par trois fois ; je souhaite que mon maître devienne un Immortel véritable, qu'il m'ouvre le salut, que mes parents de sept générations, tant hommes que femmes, montent promptement au paradis, que j'obtienne l'essence du Tao et que je m'élève jusqu'au domaine où il n'y a plus de formes corporelles. Je pense à mon maître de salut 度師, en quelque lieu qu'il se trouve ; de cœur je l'adore et je me prosterne par trois fois ; je souhaite que mon maître s'élève au salut et monte en haut jusque parmi les Immortels élevés, qu'il m'ouvre la délivrance des cinq voies et des huit difficultés, que mon nom soit inscrit dans la liste des Immortels et que je devienne un homme véritable ». — Dans le rituel que nous traduisons en ce moment, il est probable que l'officiant, qui considère les trois maîtres comme ayant pris place dans le panthéon taoïste et comme appartenant à la haute antiquité, ait en vue, non pas ses maîtres personnels, mais tous ceux qui furent, à l'égard des religieux taoïstes tant passés que présents, leurs maîtres des trois catégories ; ils constituent alors ceux que nous soyons appelés dans une autre énumération (Wieger, 1298, C. T., fasc. 1, p. 10° et suiv.) les 經籍度列位真人 « les hommes véritables ayant pris place dans la hiérarchie, maîtres des livres saints, des registres et de salut. » Dans Wieger, 1291, C. T., 431, fasc. 6, p. 6°, ils sont appelés les 上古經籍度三師真人.
155. 三洞威神 ; cf. Wieger, 315, C. T., 137, fasc. 3, p. 29°-30° et une composition littéraire de Tou Kouang-Ting, dans Ts'iuan T'ang wen, chapitre XMXXXIV, p. 16°.
156. Dans une section du Tao men k'o fan consacrée au culte de Tchen-wou 眞武 au Sseu-tch'ouan (Wieger, 1298, C. T., 61, fasc. 8, p. 6°) nous lisons : « Lorsque Tchen-wou descend parmi les hommes, il a les cheveux épars et les pieds nus et il a une épée dont il pourfend les mauvais génies ; il commande aux filles de jade des six ting 六丁玉女, aux huit généraux qui tuent 八殺將軍, aux douze généraux divins préposés aux signaux magiques des six kia 六甲直符十二神將. »
157. Sur les vingt-quatre gouvernements 二十四治 qu'on appelle aussi les vingt-quatre transformateurs, cf. note 45.
157. Cf. Wieger, 1277, C. T., 458, fasc. 8, p. 3° où la première catégorie de dieux que l'officiant fait sortir de son corps est ainsi désignée : 某詣建節監功大路軍高都郡 (lire 部) 功德部巡殺、轄庭令轄庭系、四部巡功調承 — « Dépendant de tel gouvernement, les grands généraux qui établissent leur insigne de délégation et surveillent les actions méritoires, ceux de la sec-